Dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, des officiers supérieurs de neuf pays, incluant Israël et plusieurs nations arabes, ont tenu une réunion secrète en Allemagne. Pilotée par le Commandement central américain, cette concertation vise à harmoniser les stratégies face à l'influence iranienne et aux menaces pesant sur les routes maritimes stratégiques.
Une coordination militaire inédite
La rencontre, dirigée par l'amiral Brad Cooper, a marqué une étape diplomatique et militaire rare. Pour la première fois depuis le début des hostilités en février, des représentants d'Israël ont siégé aux côtés de délégations de pays n'entretenant aucun lien diplomatique avec l'État hébreu, tels que l'Arabie Saoudite, le Koweït et le Qatar. Le général Eyal Zamir, chef d'état-major israélien, a présenté un bilan des opérations en cours, tandis que l'amiral Cooper a détaillé le dispositif américain destiné à sécuriser le détroit d'Ormuz, point de passage vital pour le commerce mondial du pétrole.
La menace sur les verrous maritimes
La réunion intervient alors que la sécurité des corridors maritimes est directement menacée. Dans le détroit d'Ormuz, les Gardiens de la révolution iraniens multiplient les tentatives d'interception de drones navals américains. Parallèlement, au Yémen, les combattants Houthis, soutenus par Téhéran, ont récemment pris le contrôle temporaire de points stratégiques comme le port de Mokha et l'île de Perim, verrouillant ainsi le détroit de Bab el-Mandeb. Ces manœuvres ont provoqué l'arrêt temporaire d'un oléoduc saoudien, illustrant la vulnérabilité des infrastructures énergétiques régionales.
La pression saoudienne sur la Maison-Blanche
L'urgence de cette concertation est accentuée par la posture de Riyad. Face à l'avancée des forces pro-iraniennes au Yémen et aux tirs visant son territoire, le prince héritier Mohammed ben Salmane aurait sollicité un engagement militaire américain direct auprès de Donald Trump. Jusqu'à présent, Washington a privilégié un soutien logistique et un partage de renseignements plutôt qu'une intervention frontale. Cette réunion en Allemagne confirme toutefois la volonté américaine de consolider un front commun, intégrant ses alliés du Golfe et Israël, pour contenir l'escalade régionale et garantir la fluidité du trafic pétrolier malgré les pressions persistantes de l'axe pro-iranien.