La visite de Peter Obi, candidat à la présidence pour le Nigeria Democratic Congress (NDC), dans l'État de Benue a été marquée par des incidents sécuritaires majeurs. Alors que le gouvernement local affirmait n'avoir reçu aucune information préalable sur ce déplacement, des documents officiels viennent contredire cette version, soulevant des interrogations sur la gestion de la sécurité des personnalités politiques dans la région.
Une notification formelle aux autorités
Le 7 septembre 2026, le président du NDC dans l'État de Benue, Ohini Ojegbe, a adressé un courrier officiel au commissaire de police de l'État. Ce document, dont la réception a été dûment accusée par un officier de police, le surintendant Daniel Tarwa, détaillait l'itinéraire prévu pour le lendemain. L'objectif de la visite était de se rendre à Yelwata pour rencontrer des familles touchées par le massacre survenu en 2025 et rendre hommage aux victimes sur le site commémoratif.
La contradiction du gouvernement de Benue
Face aux accusations de blocage du convoi de Peter Obi par des individus, le porte-parole du gouverneur Hyacinth Alia, Kula Tersoo, avait justifié l'absence de dispositif de protection par une prétendue ignorance de la visite. Selon lui, le gouvernement et les agences de sécurité n'auraient pas été informés, rendant impossible la mise en place de mesures de sécurité adéquates. Cette déclaration est désormais formellement démentie par la preuve écrite de la notification transmise à la police.
Le rôle des forces de l'ordre
Le surintendant Daniel Tarwa a confirmé la réception de la lettre de notification de la part du NDC. Il a également précisé que les services de police avaient effectivement déployé une couverture sécuritaire pour accompagner le candidat lors de son passage dans l'État. Malgré ce dispositif, le convoi a été intercepté par des individus, un événement qui alimente les critiques sur la protection des acteurs politiques et la transparence des autorités locales dans la gestion des mouvements de l'opposition.
Un enjeu de libertés publiques
L'incident met en lumière les tensions persistantes autour de la liberté de mouvement des candidats à la présidence. Si le gouvernement de l'État de Benue maintient sa position sur le manque de communication, la preuve de la notification aux autorités policières place les institutions face à leurs responsabilités. La question de la sécurité des personnalités politiques, au-delà des affiliations partisanes, demeure un point de vigilance majeur pour la stabilité démocratique du pays.