L’Office des Changes marocain a mené en 2025 une campagne de contrôle sur pièces portant sur des opérations de change avec l’étranger, totalisant plus de 72,3 milliards de dirhams (MMDH). Selon le rapport de gestion de l’institution, 2 521 dossiers ont été examinés, couvrant des transactions réalisées par des opérateurs économiques issus de divers secteurs d’activité.
Parmi ces dossiers, 172 ont révélé des infractions à la réglementation des changes. Ces cas ont été transmis pour des suites contentieuses, sans que le texte source ne précise la nature exacte des manquements ni les montants concernés. Les contrôles ont porté à la fois sur des opérations courantes et sur des opérations en capital présentant des risques de change significatifs, incluant notamment les flux liés aux importations et exportations de biens et services, la constitution d’avoirs à l’étranger ainsi que les activités de change de devises.
L’analyse des données montre une prédominance des contrôles sur les personnes morales, qui représentent 79 % des dossiers examinés. Cette catégorie se subdivise en 58 % pour les banques et les opérateurs de change de devises, et 21 % pour les grandes entreprises ainsi que les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME). Les personnes physiques, quant à elles, constituent les 21 % restants des dossiers contrôlés.
Ces résultats s’inscrivent dans le cadre des missions de surveillance financière dévolues à l’Office des Changes, dont l’objectif est de garantir la conformité des transactions aux règles en vigueur. Les contrôles visent à prévenir les risques de blanchiment d’argent, de fraude fiscale ou de détournement de fonds, tout en assurant la stabilité du système financier national. Les opérations en capital, notamment celles impliquant des mouvements de devises importants, font l’objet d’une attention particulière en raison de leur impact potentiel sur l’économie.
Cette initiative s’ajoute à d’autres mécanismes de régulation mis en place par les autorités marocaines pour renforcer la transparence des flux financiers et lutter contre les pratiques illégales. Les données publiées soulignent l’ampleur des transactions surveillées, reflétant l’intégration croissante du Maroc dans les échanges internationaux et la nécessité d’un cadre réglementaire rigoureux.