Le député de Gomoa Central, Kwame Asare Obeng, plus connu sous le nom d'A Plus, a formellement réfuté les accusations de négligence pesant sur l'État concernant le différend foncier ayant dégénéré en affrontements violents. Ces heurts, survenus à New Winneba et dans les localités avoisinantes, ont tragiquement causé la mort de trois personnes et fait quinze blessés, ravivant les tensions sur les limites administratives et traditionnelles entre les zones de Gomoa et d'Effutu.
Une série de démarches administratives documentées
Selon le parlementaire, les institutions étatiques ont été alertées et ont agi bien avant l'éclatement des violences. Dès son entrée en fonction, M. Obeng a multiplié les requêtes auprès de la Commission des terres et du ministère du Gouvernement local pour obtenir une clarification officielle sur le tracé des frontières. Ces démarches visaient à prévenir tout risque de confrontation lié à l'imbrication des zones administratives, aboutissant à la réception de rapports techniques détaillant les périmètres respectifs de chaque communauté.
L'implication du ministère de l'Intérieur
Le député a souligné que le ministère de l'Intérieur a mené ses propres investigations approfondies suite à ses signalements. Ces recherches ont mis en lumière des anomalies, notamment dans une zone située au cœur de Gomoa où les suffrages exprimés lors des scrutins électoraux étaient comptabilisés au profit de la circonscription d'Effutu. Face à ce constat, le ministère a officiellement saisi la police ghanéenne, ordonnant les corrections nécessaires pour aligner la réalité administrative sur les limites territoriales établies.
Les enjeux de la délimitation électorale
Au-delà du foncier, le cœur du litige semble résider dans la complexité des instruments législatifs ayant régi la création du district de Gomoa Central. En cherchant à comprendre les fondements juridiques de ces arrangements, le député a mis en exergue des incohérences structurelles qui, selon lui, ont nécessité une intervention ministérielle. Si les autorités ont cherché à régulariser la situation, la persistance de ces tensions souligne les défis persistants liés à la gestion des frontières locales et à l'impact direct de ces découpages sur la vie politique et sociale des populations concernées.