Conakry : des propriétaires déguerpis contestent la légalité des démolitions à Hamdallaye 1

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 81 lectures
Conakry : des propriétaires déguerpis contestent la légalité des démolitions à Hamdallaye 1

Suite à l'éboulement meurtrier survenu à la décharge de Dar-es-Salam, les autorités guinéennes ont procédé à des démolitions massives dans les zones adjacentes. Cette opération de déguerpissement forcé soulève aujourd'hui une vive contestation de la part de propriétaires qui affirment détenir des titres légaux délivrés par l'État.

Un litige entre documents officiels et démolitions

Kara Keïta, entrepreneur établi en France, figure parmi les citoyens dont le domicile à Hamdallaye 1 a été rasé sans préavis. Selon ses déclarations, il avait pourtant pris soin, avant toute construction, de vérifier le statut cadastral du terrain auprès du ministère de l'Habitat. Muni d'un permis de construire en bonne et due forme, il souligne la contradiction entre l'autorisation initiale de l'administration et la destruction brutale de son investissement, qui représentait quarante années d'épargne.

L'engagement citoyen face à l'insécurité foncière

Au-delà de la perte de son patrimoine immobilier et de ses biens personnels, M. Keïta met en avant son implication dans le développement local. Il affirme avoir investi plus de 20 millions de francs guinéens pour réhabiliter la voirie du quartier et installer un éclairage public, palliant ainsi les carences des services étatiques. Ce sentiment d'avoir contribué à l'intérêt général renforce l'incompréhension des victimes face à une procédure qu'elles jugent expéditive et dépourvue de toute humanité.

L'appel à une réparation des droits

La situation des familles déguerpies met en lumière un enjeu majeur de sécurité juridique en Guinée. En l'absence de délai pour récupérer leurs effets personnels ou de mesures d'accompagnement, les sinistrés se retrouvent dans une précarité immédiate. Kara Keïta, au nom d'un collectif de victimes, appelle désormais les autorités, et notamment le président Mamadi Doumbouya, à examiner leur dossier afin de les rétablir dans leurs droits. Ce cas soulève une question centrale pour les décideurs : la responsabilité de l'État dans la protection des investissements privés réalisés sur la base de documents administratifs officiels.

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