La Communauté unie des ressortissants du Congo-Brazzaville au Burkina Faso (CURCB-BF) célèbre la reconnaissance officielle de son association et ambitionne d’accéder au statut d’utilité publique, tout en renforçant son ancrage social par des actions solidaires.
Une reconnaissance officielle et un ancrage renforcé
La CURCB-BF a obtenu un récépissé officiel de son association, une étape clé validée par les autorités burkinabè. Cette reconnaissance marque une avancée majeure pour la structuration de la communauté congolaise, longtemps dispersée en deux bureaux distincts avant leur unification. Le président Mavoula Céleste souligne que cette phase a permis de consolider l’organisation et de poser les bases d’une intégration durable dans la société burkinabè.
Parallèlement, la communauté a mené des activités de solidarité, notamment en soutenant ses membres lors d’événements familiaux. Elle a également renforcé ses liens avec l’ambassade du Congo en Côte d’Ivoire, facilitant l’enrôlement de ses ressortissants pour l’obtention de cartes consulaires et de passeports. Selon les chiffres communiqués, 99 Congolais ont obtenu une carte consulaire et 67 ont obtenu à la fois une carte et un passeport, simplifiant ainsi leurs démarches administratives.
Ambitions sociales et intégration par l’action
La CURCB-BF ne compte pas s’arrêter là. Elle vise désormais le statut d’association d’utilité publique, un objectif qui s’inscrit dans une démarche de contribution active au développement local. Pour y parvenir, elle prévoit des projets concrets, comme la réalisation de forages au profit des personnes déplacées internes et l’accompagnement des enfants de Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) tombés au combat. À l’approche de la rentrée scolaire, elle mobilise également ses membres pour offrir des fournitures scolaires aux enfants défavorisés, afin de leur garantir un accès équitable à l’éducation.
Cette dynamique s’appuie sur une histoire migratoire remontant aux années 1990, lorsque les premiers Congolais sont arrivés au Burkina Faso. Depuis, la communauté a progressivement structuré ses actions, passant d’une organisation informelle à une association reconnue. Avec plus de 500 membres, elle incarne désormais un acteur clé de la vie sociale burkinabè, tout en œuvrant pour une meilleure représentation de ses ressortissants.