La commission d’enquête parlementaire chargée du programme « Un étudiant, un ordinateur » a entendu Malick Sow, qui a occupé le poste de secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESRI) de 2017 à 2019. L’audition visait à faire la lumière sur la façon dont les crédits ont été gérés, sur les actes administratifs signés et sur les modalités de passation des marchés liés au dispositif.
Audition de l’ancien secrétaire général du MESRI
Malick Sow a été convié devant les députés afin de répondre aux interrogations soulevées par les membres de la commission. Son expérience à la tête du secrétariat général du ministère pendant deux années a été jugée pertinente pour comprendre les mécanismes internes du programme, notamment la chaîne de décision et les responsabilités administratives.
Gestion des crédits et actes administratifs
Les parlementaires ont centré leurs questions sur la traçabilité des fonds alloués au dispositif « Un étudiant, un ordinateur ». Ils ont demandé à Sow de préciser les procédures de suivi budgétaire, les contrôles internes mis en place et les raisons d’éventuels écarts entre les prévisions et les dépenses réelles. L’accent a également été mis sur les actes administratifs signés pendant son mandat, afin de vérifier leur conformité avec les règles de la commande publique.
Passation des marchés et absence de programmation ministérielle
Un point crucial de l’audition a porté sur la manière dont les marchés publics ont été attribués. Les députés ont relevé que le programme ne figurait pas dans la programmation ministérielle des achats, ce qui soulève des questions sur la transparence et la légalité des procédures de passation. L’enquête cherche à déterminer si des dérogations ont été appliquées et, le cas échéant, si elles ont été dûment justifiées.
Demande d’un guide formalisé des procédures
Enfin, la commission a interrogé le ministère sur l’existence d’un guide interne détaillant les étapes à suivre pour la gestion des projets similaires. L’objectif était de savoir si le MESRI disposait d’un référentiel écrit, susceptible d’harmoniser les pratiques et d’éviter les dérives dans la gestion des fonds publics. La réponse de Sow à ce sujet pourra influencer d’éventuelles réformes des procédures d’achat au sein du ministère.