Charles de Boissezon propose d’appliquer la pyramide de Maslow, habituellement réservée à l’individu, aux organisations. Selon lui, le deuxième niveau – la protection – serait le facteur clé pour les entreprises européennes, qui ont constaté leur fragilité depuis 2021.
Une grille de lecture transposée aux organisations
Dans son analyse, Charles de Boissezon affirme que la célèbre hiérarchie des besoins de Maslow, qui décrit cinq niveaux d’acquisition de satisfaction, peut être utilisée comme cadre d’évaluation des stratégies d’entreprise. Il insiste sur le fait que la même logique qui guide les comportements humains s’applique aux structures collectives, offrant ainsi un outil de diagnostic et de décision pour les dirigeants.
Le pilier de la protection, priorité européenne
Le commentateur place le deuxième niveau de la pyramide – la nécessité de se protéger – au cœur des préoccupations actuelles des sociétés européennes. Il explique que la crise sanitaire, les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques ont mis en évidence la vulnérabilité des organisations. Ainsi, les entreprises qui investissent dans la résilience, la cybersécurité, la diversification des fournisseurs ou les réserves de liquidités sont perçues comme mieux armées pour affronter les chocs futurs.
Performance des piliers depuis 2021 : un seul qui surperforme
Selon les observations de de Boissezon, depuis 2021, parmi les cinq piliers de la pyramide, un seul montre une performance supérieure. Le texte ne précise pas lequel, mais souligne que les autres niveaux peinent à générer les résultats attendus. Cette donnée incite les décideurs à réévaluer leurs priorités et à concentrer leurs ressources sur les besoins les plus critiques, notamment la protection.
Implications pour les investisseurs et les décideurs
En traduisant la théorie psychologique en indicateur de santé d’entreprise, l’auteur suggère aux investisseurs de surveiller les initiatives de protection mises en place par les sociétés. Les fonds qui privilégient les entreprises dotées de stratégies robustes de gestion des risques pourraient bénéficier d’une meilleure stabilité de rendement. De même, les dirigeants sont encouragés à intégrer ce cadre dans leurs plans d’affaires afin d’aligner leurs actions sur les attentes de leurs parties prenantes.