Classement Pisa 2026 : les candidats à la présidentielle française face à l'effondrement du niveau scolaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 26 lectures
Classement Pisa 2026 : les candidats à la présidentielle française face à l'effondrement du niveau scolaire

La publication des résultats du classement Pisa 2026 place l'éducation au cœur de la campagne présidentielle française. Avec un recul historique des performances en mathématiques et en compréhension, les prétendants à l'Élysée s'affrontent sur les solutions à apporter pour redresser un système scolaire en crise.

Un bilan alarmant pour le système éducatif

Les données publiées ce mardi révèlent une dégradation inédite des acquis des élèves français, atteignant leur niveau le plus bas depuis deux décennies. La France se classe désormais 34e en mathématiques et 28e en compréhension, s'inscrivant dans une tendance mondiale de recul des capacités de lecture. Ce constat, qualifié de « séisme » ou de « signal d'alarme » par les acteurs politiques, intervient à sept mois du scrutin présidentiel, transformant les résultats de l'OCDE en un enjeu électoral majeur.

Des visions divergentes pour l'école publique

Les propositions des candidats reflètent des idéologies opposées. À gauche, Olivier Faure (PS) préconise une réduction drastique des effectifs avec « 19 élèves par classe » et une priorité donnée à la lutte contre le décrochage scolaire. À l'opposé, Bruno Retailleau (Les Républicains) appelle à une « révolution culturelle » passant par la suppression du collège unique et de la carte scolaire, tout en promettant la création de 1 000 établissements innovants d'ici 2032. Jordan Bardella (RN) mise quant à lui sur un retour aux fondamentaux, prônant la généralisation de la méthode syllabique et un rétablissement strict de la discipline.

La gestion de l'autorité et des ressources

La question de l'autorité et du rôle de l'enseignant cristallise les tensions. Gabriel Attal, candidat Renaissance, place la restauration de l'autorité du professeur au centre de son programme, une position vivement critiquée par l'opposition. Paul Vannier, pour La France Insoumise, a dénoncé le bilan de l'ancien ministre, promettant une reconstruction de l'école publique qui inclurait un retour sur les mesures d'interdiction vestimentaires instaurées sous son mandat. Parallèlement, la revalorisation salariale des enseignants est devenue un point de convergence dans les discours, bien que les modalités de financement et de mise en œuvre restent au cœur des débats programmatiques.

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