Cinquante ressortissants sénégalais quittent l'Afrique du Sud sous la pression de violences xénophobes

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 49 lectures
Cinquante ressortissants sénégalais quittent l'Afrique du Sud sous la pression de violences xénophobes

Cinquante ressortissants sénégalais ont été rapatriés d'Afrique du Sud ce lundi, fuyant un climat d'insécurité croissant marqué par des menaces et des actes xénophobes. Ce retour organisé souligne la dégradation des conditions de vie pour les communautés étrangères dans plusieurs grandes villes sud-africaines.

Un climat d'insécurité pour les communautés étrangères

Depuis mars 2026, l'Afrique du Sud traverse une période de fortes tensions anti-migrants, exacerbées par des appels au départ visant les étrangers. À Johannesburg et Durban, cette hostilité a contraint de nombreux ressortissants sénégalais à cesser toute activité économique et à se confiner par crainte d'agressions physiques. La pression s'est intensifiée à l'approche de l'échéance du 30 juin, date fixée par certains groupes locaux pour exiger le départ des personnes sans papiers, créant un climat d'incertitude généralisé qui touche désormais l'ensemble des communautés africaines, indépendamment de leur statut.

Dispositif d'accueil et prise en charge étatique

À leur arrivée à l'Aéroport international Blaise Diagne, les rapatriés bénéficient d'un protocole d'accueil coordonné par les autorités sénégalaises. Le Bureau d'Accueil, d'Orientation et de Suivi (BAOS), sous l'égide de la Direction de l'Assistance et de la Promotion des Sénégalais de l'Extérieur (DAPSE), assure, en collaboration avec le Comité national chargé de la gestion des réfugiés, rapatriés et personnes déplacées (CNRRPD), une prise en charge administrative et sécuritaire immédiate pour ces citoyens en situation de vulnérabilité.

Une tendance régionale au rapatriement

Le Sénégal n'est pas un cas isolé dans cette dynamique de retrait. Plusieurs autres nations du continent ont dû organiser le rapatriement de leurs ressortissants face à la recrudescence des violences. Le Ghana a ainsi procédé au retour de près de 300 citoyens en mai dernier, tandis que le Nigeria, le Malawi, le Mozambique et la République démocratique du Congo ont également engagé des opérations similaires. En juillet, Kinshasa avait notamment rapatrié 121 Congolais, incluant des femmes et des enfants, illustrant l'ampleur régionale de cette crise sécuritaire et sociale.

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