Le sénateur Christophe Lutundula, ancien ministre des Affaires étrangères et président de la commission des Relations extérieures du Sénat, a réaffirmé ce mardi 15 septembre le droit de manifester tout en rappelant que le débat constitutionnel doit être résolu dans le cadre d’un dialogue national, alors que la coalition d’opposition organise une marche.
Défense du droit de manifester
Lutundula a souligné que la liberté de réunion et de manifestation constitue un pilier de la démocratie congolaise. Selon lui, les citoyens doivent pouvoir exprimer leurs revendications sans crainte de répression, même lorsque les mobilisations portent sur des questions sensibles comme les réformes constitutionnelles.
Le débat constitutionnel placé au cœur du dialogue
Plutôt que de laisser le sujet se polariser, le sénateur a appelé les forces politiques à inscrire le débat sur la Constitution dans un processus de dialogue national. Il estime que ce cadre inclusif permettrait d’éviter les tensions et de garantir que les éventuelles modifications reflètent un consensus large, incluant à la fois le gouvernement, l’opposition et la société civile.
Opposition et marche de la coalition
Face à l’opposant Delly Sesanga, Lutundula a rappelé que la marche organisée par la coalition d’opposition vise à faire pression sur le pouvoir pour accélérer les réformes attendues. Sesanga, figure de l’opposition, a critiqué le gouvernement pour son manque de transparence sur les projets de révision constitutionnelle, tout en soutenant le droit de manifester comme moyen de faire entendre les voix citoyennes.
Implications pour la stabilité politique
En appelant à un dialogue national, Lutundula cherche à canaliser les tensions liées à la marche et à prévenir tout débordement. Son positionnement pourrait favoriser un climat de négociation, mais dépendra de la volonté du gouvernement à engager réellement toutes les parties prenantes. Le succès du dialogue pourrait également influencer la perception internationale de la RDC en matière de gouvernance et de respect des droits fondamentaux.