Un rapport de la coalition des Défenseurs des droits humains chinois (CHRD) révèle des pratiques de torture et de privation de soins médicaux dans les prisons du pays, malgré les lois en vigueur et les engagements internationaux.
Torture et maltraitance en détention
Le rapport, publié le 14 septembre 2026, examine les cas de 209 prisonniers entre 2016 et 2025, qui affirment avoir été torturés et maltraités. Les prisonniers politiques sont particulièrement visés, avec des cas de coups, de privation de soins médicaux et de torture pour obtenir des aveux.
Témoignages poignants
La fille d'une détenue, Xia Beibei, raconte que sa mère, Yin Dengzhen, a été condamnée à quatre ans et demi de prison pour avoir participé à une pétition contre la corruption. Malgré sa maladie et son état de santé critique, les autorités ont refusé sa libération médicale et l'ont transférée dans une prison pour femmes.
Yin Dengzhen, pessimiste, avait prédit qu'elle serait envoyée en prison pour y mourir. Sa fille souligne le manque de transparence des autorités concernant l'état de santé de sa mère.
Méthodes de torture
Le rapport décrit des méthodes de torture telles que les décharges électriques, la privation de sommeil, de nourriture et d'eau, ainsi que l'enfermement dans des cages de fer. Les prisonniers sont également soumis à des températures extrêmes et à des suspensions par les poignets.
Absence de poursuites
Bien que la loi chinoise prévoie des sanctions pour la torture et l'extorsion d'aveux, le rapport n'a trouvé aucune trace de poursuites contre les responsables. La Chine, signataire de la Convention des Nations unies contre la torture, est accusée de ne pas appliquer les lois et règlements visant à éradiquer ces violences.
Le gouvernement chinois n'a pas répondu aux sollicitations à ce sujet, mais a rejeté par le passé les accusations de torture. En 2025, le parquet chinois a reconnu l'existence de la torture et de la détention illégale, mais les actions concrètes pour y remédier restent limitées.