Cheikh Issa Sall exige la démission des députés de Pastef : une charge contre l’incompétence et l’opportunisme politique

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 33 lectures
Cheikh Issa Sall exige la démission des députés de Pastef : une charge contre l’incompétence et l’opportunisme politique

Le maire de Mbour, Cheikh Issa Sall, a lancé une attaque frontale contre les députés de la majorité parlementaire, les qualifiant d’incompétents et les sommant de démissionner collectivement. Dans un contexte de tensions institutionnelles, il dénonce leur manque de rigueur juridique et leur opportunisme politique, tout en critiquant vivement Ousmane Sonko pour son revirement sur les fonds spéciaux.

Des députés « nullards » et une Assemblée nationale en crise

Cheikh Issa Sall a réservé ses mots les plus durs aux députés de Pastef, les accusant d’engager des procédures juridiques mal préparées et de méconnaître les règles constitutionnelles. Pour lui, leur incompétence expose l’Assemblée nationale à des « procédures de la honte », notamment lorsque leurs initiatives sont rejetées ou déclarées irrecevables. Il insiste sur la nécessité pour les parlementaires de maîtriser les textes et de consulter des juristes compétents avant toute action, soulignant que le mandat parlementaire exige davantage de responsabilité que de simples prises de parole.

Sa proposition la plus radicale ? Une démission collective des députés, qu’il justifie par leur incapacité à assumer leurs fonctions. « Qu’ils démissionnent et retournent devant le peuple ! Le peuple jugera », a-t-il lancé, estimant que les électeurs doivent trancher face à des erreurs répétées. Cette sortie s’inscrit dans un bras de fer plus large entre l’Exécutif, le Conseil constitutionnel et l’Assemblée nationale, où les tensions institutionnelles s’accumulent.

Ousmane Sonko et les fonds spéciaux : l’opportunisme dénoncé

Le maire de Mbour a également ciblé Ousmane Sonko, lui reprochant son manque de cohérence sur la question des fonds spéciaux. Alors qu’il les critiquait vivement lorsqu’il était dans l’opposition, Sonko les utilise désormais au pouvoir et en demande même des rallonges au président de la République. Pour Cheikh Issa Sall, cette volte-face pose un problème de crédibilité : « On ne peut pas dénoncer une pratique pendant des années et, une fois au pouvoir, l’utiliser à son tour. »

Cette critique s’ajoute à son bilan politique global, que Cheikh Issa Sall juge désastreux : « Pendant deux ans, Ousmane Sonko a bloqué le pays. Il y avait une confrontation permanente, une tension constante. Cela ne pouvait pas continuer. » Il salue en revanche le président Bassirou Diomaye Faye pour avoir « changé les donnes » et mis fin à cette période de blocage, privilégiant désormais l’action plutôt que les querelles institutionnelles.

Priorité aux résultats : l’appel à une gouvernance apaisée

Au-delà des attaques personnelles, Cheikh Issa Sall recentre le débat sur les attentes des Sénégalais. Pour lui, les querelles entre institutions ne doivent plus primer sur les enjeux concrets : emplois, infrastructures, économie et amélioration des conditions de vie. « Les Sénégalais ne nous ont pas élus pour assister à des batailles institutionnelles », rappelle-t-il, exhortant les députés à respecter la Constitution et à éviter les procédures hasardeuses.

Son intervention, diffusée sur Dakaractu Mbour, marque une prise de position forte dans un paysage politique sénégalais déjà tendu. Entre dénonciation de l’incompétence, critique de l’opportunisme et appel à une gouvernance responsable, Cheikh Issa Sall relance une discussion essentielle sur le rôle des institutions et la crédibilité des élus. Une sortie qui pourrait, à terme, influencer les dynamiques au sein de la majorité parlementaire.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.