Le Sénégal tremble sous les assauts d’un même scénario. Deux époques, deux présidents, une même méthode : étouffer la démocratie par les lois. Cheikh Ahmed Tidiane Sall, figure de l’opposition, a pointé du doigt ce qu’il qualifie de « coup d’État parlementaire », une comparaison audacieuse entre Abdoulaye Wade et le tandem Sonko-Diomaye. « La répression des manifestations ? Un classique. » Sa dénonciation s’inscrit dans un appel plus large : l’union sacrée de l’opposition pour 2027.
Wade et Sonko-Diomaye : des stratégies identiques ? Cheikh Tidiane Sall ne cache pas son indignation. Sous Wade, les manifestations étaient écrasées par la force. Aujourd’hui, c’est la loi qui sert d’arme. « Le même mépris pour la voix du peuple », lâche-t-il, en désignant les initiatives législatives récentes visant à museler l’opposition.
Son analyse se concentre sur deux axes :
- La criminalisation des protestations. Wade utilisait les forces de l’ordre. Sonko et Diomaye, eux, instrumentalisent le Parlement. « Une différence de forme, pas de fond », souligne-t-il.
- L’érosion des libertés. Les lois anti-terroristes, les restrictions sur les rassemblements… « Tout est prétexte pour gouverner sans contre-pouvoir », dénonce l’opposant.
« Coup d’État parlementaire » : une accusation enflammée Le terme est choc. « Un coup d’État, mais sans armes ? » La question résonne. Pour Cheikh Tidiane Sall, le processus est le même : prendre le contrôle par les institutions plutôt que par les barricades.
Il cite en exemple :
- Les amendements constitutionnels de Wade, qui ont prolongé son mandat.
- Les lois répressives de Sonko-Diomaye, censées « protéger » mais qui étouffent. « Deux visages d’un même autoritarisme », martèle-t-il.
2027 : l’enjeu d’une coalition Face à cette dynamique, l’opposant appelle à l’unité. « Divisés, nous sommes déjà vaincus », avertit-il. Son message est clair : il faut regrouper les forces pour contrer ce qu’il présente comme une dérive démocratique.
Mais jusqu’où ira cette alliance ? « Suffira-t-elle à stopper la machine ? » La question reste en suspens. Une chose est sûre : le Sénégal observe, et les prochaines élections pourraient bien être le théâtre d’un nouveau choc.
Conclusion : le Sénégal à la croisée des chemins Cheikh Ahmed Tidiane Sall a tiré la sonnette d’alarme. Son analyse, aussi brutale qu’elle est pertinente, révèle une réalité troublante : le Sénégal bascule-t-il vers un régime où le Parlement remplace les armes comme outil de domination ?
La réponse dépendra de l’opposition. Mais une chose est certaine : le silence n’est plus une option.