Réélu à la tête de la Communauté internationale des soufis du Burkina Faso, Cheick Moaze Ouédraogo fait de la paix et de la cohésion sociale les piliers de son nouveau mandat. Dans un contexte marqué par les tensions ethniques et religieuses, son appel à l’acceptation mutuelle et au pardon résonne comme un impératif national.
Un leadership soufi engagé pour la paix
Cheick Moaze Ouédraogo, réélu à la tête de la Communauté internationale des soufis (CIS) du Burkina Faso, a réaffirmé sa volonté de placer la paix, la tolérance religieuse et l’acceptation de l’autre au cœur de son action. Son élection, selon ses propres termes, reflète la confiance renouvelée de la communauté soufie après les initiatives menées lors de son précédent mandat. Pour cette nouvelle période, la CIS entend poursuivre ses campagnes de sensibilisation, ciblant notamment les facteurs de division comme l’ignorance et la pauvreté, souvent exploités pour attiser les tensions.
L’accent est mis sur une paix active, construite par le respect et l’acceptation des différences ethniques et religieuses. « La paix ne va pas descendre du ciel. Elle vient de nous-mêmes », a-t-il souligné, rejetant l’idée que la prière seule suffise à garantir la stabilité. Pour lui, la paix commence par le dialogue et la reconnaissance de l’autre, quelles que soient ses origines ou sa confession.
Une vision inclusive pour restaurer la cohésion nationale
Cheick Moaze Ouédraogo a insisté sur l’égalité des droits pour tous les Burkinabè, indépendamment de leur ethnie, religion ou situation sociale. « Tout le monde a les mêmes droits. Tous les Burkinabè ont les mêmes droits », a-t-il rappelé, invitant à dépasser les clivages historiques entre communautés, comme ceux opposant Gourmantché, Mossi ou Bobo. Son appel au pardon et à la réconciliation s’inscrit dans une démarche de renouveau, visant à restaurer l’esprit d’acceptation qui caractérisait autrefois le pays.
La CIS a déjà mené des tournées de sensibilisation dans plusieurs villes, dont Kaya, Dori, Gorom-Gorom, Fada, Pama, Bogandé, Ouahigouya, Boussé et Yako. Ces actions visent à promouvoir la tolérance religieuse et à protéger les populations contre les manipulations, souvent facilitées par l’ignorance ou la précarité. Cheick Moaze Ouédraogo a également appelé les citoyens à soutenir les autorités dans leurs efforts pour restaurer la paix et l’intégrité territoriale, faisant de l’acceptation mutuelle la clé d’une stabilité durable.