Un homme de 26 ans, B. A. Ndiaye, a été arrêté par la Division de lutte contre la cybercriminalité (DSC) après avoir menacé de diffuser des vidéos intimes de son ex-compagne. L’incident, survenu à Toubab Dialaw, illustre une forme de cyberharcèlement liée à la tentative de réconciliation. La DSC a identifié l’auteur après une plainte de la victime, une étudiante de 24 ans, qui avait envoyé des vidéos intimes avant la rupture de leur relation.
Le chantage par les vidéos intimes
B. A. Ndiaye, cultivateur à Toubab Dialaw, a utilisé les vidéos intimes de son ex, M. Diémé, comme arme pour le convaincre de se remettre avec lui. Le 6 juin 2026, la victime a reçu des messages via WhatsApp lui renvoyant ces fichiers, accompagnés d’une menace de publication en ligne. Cette tactique, souvent utilisée dans les cas de cyberharcèlement, vise à exercer une pression psychologique sur la victime.
L’intervention de la DSC
La DSC a agi rapidement après la plainte de M. Diémé. Le prévenu a été identifié comme le seul destinataire initial des vidéos, ce qui a permis de retracer l’origine de l’attaque. Il a reconnu avoir agi sous l’effet de la colère après avoir été bloqué par sa compagne. Cette intervention souligne le rôle croissant des forces de l’ordre dans la lutte contre les cybercrimes, notamment les menaces de diffusion de données personnelles.
Les conséquences juridiques
Le prévenu a été déféré devant la justice pour les infractions liées à la menace de diffusion de données à caractère personnel. Cette procédure met en lumière les sanctions possibles pour les actes de cybercriminalité, qui peuvent inclure des peines de prison ou des amendes. La DSC, en tant qu’organisme spécialisé, joue un rôle clé dans la prévention et la répression de ces pratiques.
Un cas récurrent en Afrique de l’Ouest
Ce type d’incident n’est pas isolé. En Afrique de l’Ouest, les cas de chantage par diffusion de contenus intimes augmentent, souvent liés à des conflits personnels. Les autorités locales, comme la DSC, doivent renforcer leurs campagnes de sensibilisation pour informer le public des risques liés à la partage de données sensibles en ligne.