Ceuta : 23 agressions sexuelles confirmées sur des migrantes, dont 5 viols, depuis l'arrivée massive de juillet

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 40 lectures
Ceuta : 23 agressions sexuelles confirmées sur des migrantes, dont 5 viols, depuis l'arrivée massive de juillet

Le parquet espagnol a recensé 23 agressions sexuelles sur des femmes et des filles migrantes à Ceuta depuis l'arrivée massive de candidats à la migration du 30 juillet, dont cinq viols avérés et neuf victimes adolescentes âgées de 14 à 17 ans. L'affaire, qui mobilise la justice espagnole et plusieurs ONG marocaines, met en lumière les failles de la prise en charge des mineures dans l'enclave espagnole à la frontière nord du Maroc.

Un bilan judiciaire qui s'alourdit depuis juillet

Les chiffres, rendus publics par Cadena SER et confirmés par le parquet, dressent un état des lieux précis des violences subies par les migrantes arrivées lors de la vague des 30 et 31 juillet. Sur les 23 cas recensés, 5 constituent des viols. À l'exception d'un homme LGBTQ+, toutes les victimes sont de sexe féminin. Le profil des agresseurs présumés commence également à se dessiner : huit hommes sont visés par une enquête, parmi lesquels quatre immigrés marocains, trois ressortissants espagnols et un ressortissant belge.

Près de 300 filles en attente de prise en charge

La question de la protection de l'enfance reste le point le plus préoccupant du dossier. Selon les informations disponibles, près de 300 filles attendent encore une prise en charge à travers le système de protection de l'enfance de Ceuta. Ces mineures, arrivées dans le cadre de la migration massive, se trouvent dans une situation de vulnérabilité particulière, sans statut clairement défini ni accompagnement effectif. Le décalage entre l'ampleur des faits signalés et la capacité d'accueil soulève un défi humanitaire et juridique pour les autorités espagnoles.

La société civile marocaine tire la sonnette d'alarme

De l'autre côté du détroit de Gibraltar, des ONG marocaines alertent depuis plusieurs semaines sur l'ampleur réelle des violences subies par les mineures ayant transité vers Ceuta. L'association Touche pas à mon enfant a appelé à la mise en place de mesures urgentes, tandis que l'Organisation marocaine des droits humains (OMDH) a documenté six cas identifiés. Cette mobilisation associative suggère que le chiffre de 23 cas confirmés pourrait ne refléter qu'une partie des situations subies, et place la question de la coopération entre autorités espagnoles et marocaines au cœur de l'enjeu.

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