Le 12 octobre, la capitale banguiote a connu une journée ville morte, première mobilisation de ce type depuis 2023, déclenchée par la hausse du prix du carburant. Le président Faustin‑Archange Touadéra a rapidement cherché à réduire l’impact de cette manifestation, alors que la population exprime son mécontentement face à la flambée du coût de la vie.
Hausse du prix du carburant : le déclencheur de la mobilisation
Le ministre de l’Énergie, Edwige Opportune Pouninguinza, a annoncé une augmentation du litre d’essence, passé de 1 050 à 1 150 F CFA, ainsi que du gasoil, qui passe de 1 250 à 1 400 F CFA. Cette hausse, perçue comme une nouvelle pression sur le pouvoir d’achat déjà fragilisé, a été le catalyseur d’une réaction immédiate de la société civile.
Les acteurs de la société civile à l’origine de la journée ville morte
Deux organisations ont pris l’initiative de mobiliser les citoyens : I Gwé, dirigée par Quentin Ngbouando, et l’Observatoire de la société civile (nom complet non précisé dans le texte source). Elles ont appelé à une journée ville morte, invitant les Banguiotes à suspendre leurs activités quotidiennes afin de dénoncer la hausse des prix et le manque de mesures d’atténuation du gouvernement.
Réaction du pouvoir : les stratégies de Touadéra pour limiter la contestation
Face à cette première mobilisation depuis 2023, le président Touadéra a « tout fait pour en limiter la portée », selon les informations disponibles. Bien que les détails des mesures prises ne soient pas explicités, l’objectif affiché était de contenir la diffusion du mécontentement et d’empêcher une escalade de la protestation. Cette réaction s’inscrit dans un contexte où le gouvernement doit concilier la nécessité de réformes économiques avec la stabilité politique.
Enjeux pour le gouvernement et perspectives
La journée ville morte souligne la sensibilité du public aux variations du coût du carburant, un facteur clé du coût de la vie en Centrafrique. Le gouvernement devra envisager des réponses à court terme pour apaiser la tension, tout en préparant des politiques plus structurées visant à stabiliser les prix et à soutenir les ménages. La capacité du président à gérer cette crise pourrait influencer la perception de son autorité et la confiance des citoyens dans les institutions.