Le nouveau représentant de la sécurité intérieure française en Centrafrique a été reçu par le ministre de l'Intérieur centrafricain, posant les bases d'une coopération recentrée sur la formation des forces de police et de gendarmerie. Le colonel Éric Facomprez, nouvel attaché de sécurité intérieure près l'ambassade de France à Bangui, a effectué une visite de prise de contact auprès de l'inspecteur général de 1er grade Bienvenu Zokoué, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique.
Un partenariat recentré sur la formation
Au-delà de la courtoisie protocolaire, la rencontre a permis d'identifier des axes concrets de collaboration. Les deux parties ont souligné l'importance des stages, des formations spécialisées et des échanges d'expériences pour adapter les forces centrafricaines aux défis sécuritaires contemporains. Cette orientation traduit une volonté de montée en compétence des unités sur le terrain plutôt qu'un appui purement matériel.
Cinq places ouvertes en 2026 dans les grandes écoles françaises
Premier résultat tangible de ces discussions, la France a attribué à la Centrafrique un quota de cinq places de formation pour l'année 2026. Deux d'entre elles sont destinées à des policiers affectés à l'École nationale supérieure de la police (ENSP), tandis que les trois restantes concerneront des gendarmes formés à l'École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN), à Melun. Ces parcours visent à former des cadres susceptibles de structurer durablement les unités sur le territoire centrafricain.
Lutte contre la criminalité et protection des citoyens au cœur des échanges
Le colonel Facomprez était accompagné du commandant Karim Tazir, conseiller technique du directeur général de la police nationale, signe d'un suivi technique rapproché côté centrafricain. Les échanges ont aussi porté sur la nécessité de pérenniser une coopération opérationnelle centrée sur la lutte contre la criminalité, la protection des biens et des personnes, ainsi que sur la consolidation des liens entre les forces de sécurité intérieure des deux pays. L'enjeu, pour Bangui, sera de transformer ces opportunités de formation en capacités opérationnelles durables au service de la sécurité quotidienne des populations.