Un drame humain frappe la capitale guinéenne après l’effondrement d’une partie de la décharge de Dar es Salam dans la nuit du 23 août 2026. Plusieurs victimes ont été extraites des décombres, mais des familles restent en attente, priant pour le retour de leurs proches, dont deux enfants d’un père en larmes.
Une décharge sous haute tension
La commune de Gbessia, où se situe la décharge de Dar es Salam, est sous le choc après l’éboulement survenu dans la nuit. Les opérations de sauvetage se poursuivent pour localiser et extraire les personnes encore ensevelies sous les amas d’ordures. Si certains survivants ont pu être secourus, l’incertitude plane sur le sort de nombreux disparus, dont des enfants scolarisés.
Le témoignage déchirant d’un père en détresse
Mohamed Camara, père de deux garçons âgés de 16 et 13 ans, incarne l’angoisse des familles touchées. Ses enfants, Souleymane et Mohamed, élèves de leur état, pourraient se trouver parmi les victimes. « Je ne sais pas comment ils se portent à l’heure actuelle. Je ne sais pas s’ils sont sous les ordures ou pas », confie-t-il, la voix tremblante. Son unique prière : les retrouver, « quel que soit leur état ».
Camara évoque également la disparition présumée de deux autres proches, son beau-frère Elhadj et son épouse Mabinty, mais reste prudent, faute de confirmation. Arrivé de Dabondy école, il n’a pu vérifier ces informations par lui-même, ajoutant à son désarroi.
Un bilan encore incertain, des questions sur la sécurité des décharges
Alors que les secours s’activent, le bilan humain reste flou. Les autorités n’ont pas encore communiqué de chiffres officiels sur le nombre de victimes ou de disparus. Cet événement relance les interrogations sur les conditions de sécurité des décharges en Afrique, souvent saturées et mal gérées, exposant les populations riveraines à des risques majeurs. À Conakry, comme dans d’autres métropoles du continent, la gestion des déchets devient un enjeu de santé publique et de stabilité sociale.