Les élections législatives de la métropole casablancaise ont abouti à un renouvellement limité : 14 des 26 députés réélus, soit 54 %, tandis que 12 nouveaux visages occupent les sièges restants. Cette configuration reflète à la fois la volonté de stabilité des électeurs et l’ouverture à un changement partiel de la représentation parlementaire de la capitale économique.
Répartition des sièges dans les huit circonscriptions
Dans la première circonscription, Aïn Chock, les trois sièges sont partagés entre le PJD (Amina Maelainine), le PAM (Abdelhaq Chafik) et le RNI (Mohamed Chafik Benkirane). À Fida‑Mers Sultan, le PAM (Mohamed Benjelloun Touimi) conserve son mandat aux côtés du PJD (Fatimi Ramid) et de l’Union constitutionnelle (Brahim Naanai). Anfa, qui compte quatre sièges, voit la réélection du PJD (Abdessamad Haiker) et du RNI (Mohamed Chabbak), tandis que l’Alliance de la gauche (Nabila Mounib) et le PAM (Najwa Koukouss) accèdent pour la première fois au Parlement.
Partis politiques et dynamique du renouvellement
Le Parti de la justice et du développement (PJD) et le Rassemblement national des indépendants (RNI) conservent plusieurs sièges, mais le Parti de l’Istiqlal subit le plus fort recul, perdant des mandats à Aïn Chock, Fida‑Mers Sultan, Anfa, Aïn Sebaâ‑Hay Mohammadi, Hay Hassani, Sidi Bernoussi, Moulay Rachid et Ben M’sik. Le PAM, quant à lui, maintient une présence notable, notamment à Moulay Rachid où il remporte un siège nouveau (Mohamed Hammama). L’Union constitutionnelle gagne également du terrain, avec des victoires à Aïn Sebaâ‑Hay Mohammadi (Abdelatif Harchich) et Ben M’sik (Mohamed Joudar).
Conséquences pour la représentation de la capitale
Le résultat montre que près de la moitié des députés casablancais sont des néo‑élus, ce qui pourrait influencer les priorités législatives, notamment en matière de développement urbain, d’emploi et de services publics, domaines cruciaux pour la métropole. La persistance d’une majorité de députés sortants garantit une continuité dans les projets en cours, tandis que l’arrivée de nouveaux représentants ouvre la porte à des propositions inédites et à une possible redéfinition des alliances parlementaires au sein de la Chambre des représentants.