Carlos Alcaraz, sept fois vainqueur de Grand Chelem, a repris le court de l’Arthur Ashe Stadium après 139 jours d’absence pour une blessure au poignet. Il a ouvert sa défense du titre de l’US Open en s’imposant 6‑4 6‑4 6‑4 face au Russe Roman Safiullin, affichant une énergie communicative qui a ravi le public.
Retour sur le court après 139 jours d’arrêt
Le jeune Espagnol, âgé de 23 ans, a foulé le parquet de Flushing Meadows le lundi, vêtu d’une manche de compression sur le bras droit, signe visible de sa convalescence. Dès le premier échange, il a retrouvé son coup droit caractéristique, responsable de la majorité des 28 coups gagnants enregistrés contre Safiullin. Son enthousiasme était palpable : il a ponctué chaque point victorieux d’un cri « vamos », a souri aux spectateurs et même chanté un morceau de Michael Jackson lors d’un changement de côté.
Une première victoire maîtrisée mais des points à travailler
Si le service d’Alcaraz a manqué de la puissance habituelle, le tableau statistique le confirme : deux aces contre cinq doubles fautes, avec un taux de première balle de 68 % et 66 % de points gagnés sur ces premières balles. L’Espagnol a reconnu que le service était « le coup qui me pose le plus de difficultés », même s’il a expliqué que la lenteur de certaines premières balles était une stratégie pour surprendre son adversaire. Au-delà du service, il a montré une capacité à varier le jeu, notamment avec des amorties précises qui ont conclu des échanges longs.
Les doutes de forme et les perspectives du tirage
Alcaraz a admis avoir nourri des doutes quant à sa capacité à tenir le rythme d’un match en cinq sets, se demandant s’il pourrait « tenir le meilleur des cinq ». Il a souligné la nécessité d’accumuler davantage de matchs pour retrouver pleinement le rythme du Grand Chelem. Malgré ces réserves, il reste convaincu d’une progression quotidienne et d’une amélioration progressive de son niveau de jeu.
Enjeux du tournoi : adversaires potentiels et tableau ouvert
Après Safiullin, le champion en titre affrontera le Portugais Jaime Faria, classé 72 ème mondial. Le tirage s’est déjà éclairci : le numéro un mondial Jannik Sinner est absent pour cause de genou, tandis que Novak Djokovic a été éliminé dès le premier tour par Mariano Navone. Alcaraz, deuxième tête de série, se trouve dans la moitié opposée du tableau à Alexander Zverev, champion de Roland‑Garros, ce qui ne leur permet de se rencontrer qu’en finale. Avant les demi‑finales, le seul joueur du top‑10 qu’il pourrait rencontrer est l’Américain Ben Shelton, qui a déjà montré une résilience notable en remontant un match difficile.