Carcassonne : le policier mis en cause pour violences est placé sous contrôle judiciaire et suspendu jusqu’à son procès en novembre

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
Carcassonne : le policier mis en cause pour violences est placé sous contrôle judiciaire et suspendu jusqu’à son procès en novembre

Un agent de la police nationale de Carcassonne a été entendu par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) suite à la diffusion d’une vidéo le montrant projetant violemment un homme au sol le 21 juin. Le juge des libertés et de la détention a décidé de le placer sous contrôle judiciaire et de l’interdire d’exercer jusqu’à son procès prévu le 6 novembre 2026.

Incident du 21 juin et diffusion de la vidéo

Lors de la soirée de la Fête de la Musique, des policiers sont intervenus dans le centre‑ville de Carcassonne. Au cours de l’intervention, un agent a fait basculer un homme de 29 ans au sol de façon brutale. Aucun mandat d’arrêt n’avait été délivré et la victime n’avait pas encore porté plainte. La séquence, filmée par des passants, n’a été rendue publique que le 12 septembre, déclenchant une vive polémique sur les réseaux sociaux.

Enquête de l’IGPN et décision judiciaire

Le parquet de Carcassonne a rapidement saisi l’IGPN, qui a ouvert une enquête pour violences volontaires commises par un dépositaire de l’autorité publique. Le policier a été placé en garde à vue, puis déféré. Le 25 septembre, le juge des libertés et de la détention a prononcé son placement sous contrôle judiciaire et a ordonné son interdiction d’exercer sur le territoire national jusqu’au jugement. Le procès, fixé au 6 novembre 2026, déterminera les éventuelles sanctions pénales.

Décès du 29‑ans et conclusions médico‑légales

Le même homme a été retrouvé mort le 3 juillet dans le campement où il résidait. L’autopsie a indiqué une cause cardiaque liée à une toxicomanie, sans preuve d’une intervention extérieure. Les autorités médicales ont donc exclu tout lien direct entre le décès et les violences subies le 21 juin.

Réactions du syndicat Unité Police 11

Le syndicat Unité Police 11 a exprimé une « profonde indignation » face à la décision de suspension, estimant qu’elle crée un double standard. Selon le secrétaire départemental Hedi Baouia, la sanction est disproportionnée comparée à d’autres affaires où des individus ayant blessé plusieurs membres de la BAC n’ont reçu que des mesures éducatives. Le syndicat envisage d’organiser une manifestation pour contester la mesure disciplinaire.

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