Du 10 au 14 août 2026, l’Association des Journalistes en Santé, Population et Développement (AJSPD) et la FAO ont mené une caravane de presse à Dakar, Thiès et Kaolack pour documenter les pratiques d’hygiène des restaurateurs de rue et sensibiliser le public aux enjeux de sécurité sanitaire des aliments.
Une mission médiatique au service de la sécurité alimentaire
Vingt journalistes issus de quinze organes de presse ont parcouru marchés, gares routières, restaurants et dibiteries. Leurs observations ont alimenté reportages, interviews, émissions radio et contenus audiovisuels, diffusés ensuite auprès des consommateurs et des professionnels du secteur.
Progrès visibles mais contraintes structurelles
Au marché Dior des Parcelles Assainies (Dakar), la plupart des établissements visités ont adopté de meilleures pratiques de manipulation, de stockage et de préparation des aliments. Malgré ces avancées, les restaurateurs restent limités par l’absence d’infrastructures adaptées, des équipements de conservation insuffisants et des difficultés financières qui freinent une hygiène durable.
Implication des autorités locales et des relais communautaires
À Thiès, l’adjoint au gouverneur chargé du développement a reçu la délégation, soulignant le rôle des relais communautaires dans la diffusion des bonnes pratiques. Au marché central, à la gare routière et à la dibiterie Khadimou Rassoul, les témoignages ont confirmé des améliorations des conditions de travail et du service aux consommateurs. À Kaolack, les visites de points de vente de Forokh Thiaya ont révélé une meilleure connaissance des règles d’hygiène, tandis que les autorités locales ont rappelé l’importance de la sécurité sanitaire dans cette région carrefour.
Perspectives : besoin d’un accompagnement continu
Le président de l’AJSPD, Eugene Kaly, estime que la diffusion des messages de prévention via les médias renforce la sensibilisation des deux parties. Dr Mamadou Ndiaye, expert en sécurité sanitaire des aliments au bureau sous‑régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, insiste sur la nécessité d’une mobilisation médiatique soutenue pour garantir l’adoption durable des bonnes pratiques.
Financé par le Grand‑Duché de Luxembourg, le projet FAO s’étend également au Mali et au Burkina Faso. Il a permis la formation de restaurateurs, la rédaction de guides de bonnes pratiques et la mise en place de réseaux de relais communautaires dédiés à la sécurité sanitaire des aliments. Les observations de la caravane soulignent que, pour pérenniser les progrès, un suivi technique et un soutien financier continus restent indispensables.