Capgemini vend sa filiale américaine à ITC Federal suite aux critiques sur son contrat avec l'ICE

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 26 lectures
Capgemini vend sa filiale américaine à ITC Federal suite aux critiques sur son contrat avec l'ICE

Capgemini a annoncé la cession définitive de sa filiale américaine, Capgemini Government Solutions, à l'opérateur ITC Federal. Cette transaction intervient après la révélation d'un contrat avec l'Immigration and Customs Enforcement (ICE) qui avait déclenché une vive polémique en France et aux États-Unis, mettant en lumière les enjeux de responsabilité sociétale des entreprises technologiques.

ITC Federal devient l'acquéreur de Capgemini Government Solutions

Le groupe français a indiqué que le nouveau propriétaire est ITC Federal, spécialisé dans les services numériques destinés aux agences fédérales de sécurité intérieure et de défense. Selon le communiqué officiel, la vente est soumise aux conditions habituelles et devrait être finalisée dans les semaines à venir. Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué sur le prix de l’opération.

Le contrat avec l'ICE à l'origine de la controverse

En février 2026, Capgemini avait annoncé son intention de se séparer de la filiale après la diffusion d’un contrat avec l’ICE, l’agence d’immigration de l’administration Trump. Ce contrat portait sur la mise à disposition d’un outil logiciel destiné à identifier les ressortissants étrangers présents aux États-Unis et à suivre leurs déplacements, un dispositif critiqué pour son rôle dans les politiques de renforcement migratoire. Le groupe avait justifié l’accord en invoquant les contraintes légales américaines qui limitent le contrôle exercé par une société étrangère sur les activités classifiées d’une filiale locale.

Réactions politiques et enjeux financiers

Le débat a rapidement attiré l’attention des parlementaires français ainsi que du ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, qui ont demandé des éclaircissements sur les activités de Capgemini aux États-Unis. Sur le plan financier, la filiale concernée ne représentait que 0,4 % du chiffre d’affaires mondial de Capgemini en 2025, soit environ 22,5 milliards d’euros, et moins de 2 % de ses revenus américains. La vente permet ainsi au groupe de se désengager d’un segment jugé à risque réputationnel tout en limitant l’impact sur ses résultats globaux.

Conséquences pour les activités américaines de Capgemini

La cession marque la fin d’une présence directe de Capgemini dans le secteur des services aux agences fédérales américaines. Le groupe conserve toutefois ses activités dans une cinquantaine de pays, où il demeure l’un des principaux acteurs français du conseil et de l’informatique. Cette décision illustre la façon dont les entreprises technologiques sont de plus en plus soumises à des pressions sociétales lorsqu’elles collaborent avec des entités gouvernementales controversées, et souligne l’importance d’une gouvernance proactive pour anticiper les risques liés aux contrats publics.

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