Le Cap-Vert a vécu dimanche l'une des plus graves tragédies routières de son histoire récente : au moins 25 personnes, dont de nombreux enfants et adolescents, ont péri dans la chute d'un bus dans une falaise sur l'île de Fogo. Les funérailles de certaines victimes se sont déroulées le jour même en présence du président de l'archipel, José Maria Neves.
Un bus d'excursion scolaire au bord du gouffre
Le véhicule, qui transportait 32 passagers, effectuait une sortie offerte aux élèves par le chauffeur de l'autocar. Ce dernier figure parmi les victimes et n'a donc pas survécu au drame. L'accident s'est produit samedi, lorsque le bus a quitté la route avant de plonger dans une falaise, selon les premiers éléments rapportés par les autorités. L'état du site, difficile d'accès, a compliqué les opérations de secours et de récupération des corps.
Des funérailles organisées dans l'urgence
Face à l'état de certaines dépouilles, sept victimes ont été inhumées dès tôt dimanche matin, avant la cérémonie officielle à laquelle a assisté le chef de l'État. La présence du président Neves lors des obsèques souligne l'émotion nationale suscitée par un bilan qui dépasse largement le cadre d'un fait divers : l'accident implique des mineurs, souvent considérés comme l'avenir de cet archipel de moins d'un million d'habitants.
Enquête et questions sur la sécurité routière
Les circonstances exactes de la sortie de route restent à établir. L'ouverture d'une enquête devrait permettre de déterminer les causes de l'accident : état du véhicule, conditions de la chaussée, configuration de la route en zone montagneuse ou encore fatigue du conducteur. Sur l'île de Fogo, où le relief volcanique impose des infrastructures sinueuses, la sécurité des transports collectifs reliant les communautés et les écoles constitue un enjeu récurrent. La jeunesse des victimes pourrait relancer le débat sur le contrôle technique des autocars, la formation des chauffeurs et l'encadrement des excursions scolaires, dans un pays où le tourisme intérieur et les transports de proximité restent essentiels à la cohésion territoriale.