La station balnéaire de Cap Skirring a subi, le 28 septembre, des précipitations intenses couplées à des vents violents, causant des dommages structurels majeurs. Entre la fragilisation de l'enceinte aéroportuaire et les pertes subies par les acteurs économiques locaux, cet épisode météorologique met en lumière la vulnérabilité des infrastructures face aux aléas climatiques.
Une brèche récurrente dans la sécurité aéroportuaire
L'aéroport international de Cap Skirring a vu une nouvelle portion de son mur de clôture s'effondrer sous la pression des eaux. Cet incident n'est pas isolé : une rupture similaire avait déjà été constatée en juillet dernier, nécessitant l'installation de grillages de fortune. Cette nouvelle défaillance soulève des inquiétudes quant à la sécurisation du site, notamment face aux risques d'intrusions humaines ou à la divagation d'animaux. Les services techniques de l'Aibd ont été dépêchés sur place pour évaluer l'ampleur des dégâts et les risques immédiats pour l'exploitation aéroportuaire.
Le secteur artisanal durement éprouvé
Au-delà des infrastructures publiques, le tissu économique local, pilier de l'attractivité de la zone, a été sévèrement touché. Le marché artisanal, cœur battant de l'activité touristique, a vu plusieurs espaces de vente inondés et des stocks d'objets d'art détruits ou emportés par les eaux. Pour les professionnels, le préjudice financier se chiffre en millions de FCFA. Cette situation est d'autant plus critique que la saison touristique doit débuter dans un mois, laissant les artisans dans une grande précarité et dans l'attente d'un soutien étatique pour relancer leurs activités.
Des habitations et commerces sous les eaux
Les inondations ont également affecté le quotidien des riverains et des commerçants sur l'avenue principale reliant Cap Skirring au village de Kabrousse. De nombreux logements, ainsi que des bars et restaurants, ont été envahis par les eaux, perturbant gravement la vie locale. Les témoignages recueillis sur place soulignent la répétition de ces épisodes climatiques extrêmes, qui pèsent durablement sur le patrimoine des habitants et la résilience des infrastructures de la station balnéaire. Face à cette récurrence, les populations locales appellent à une meilleure gestion des risques et à une sécurisation renforcée du périmètre aéroportuaire.