La France a connu une hausse de 0,5 % des décès entre janvier et août 2026 par rapport à la même période en 2025, selon l’Insee. Cette augmentation s’inscrit dans une tendance à la hausse qui perdure depuis 2011, alimentée par le vieillissement de la population et les épisodes de chaleur extrême.
Un été 2026 exceptionnellement meurtrier
Les données de l’Insee indiquent que l’été 2026 a été le plus chaud depuis le début du XXᵉ siècle, avec une succession quasi ininterrompue de canicules. Les autorités sanitaires ont estimé à près de 8 000 le nombre de décès en excès attribués à ces vagues de chaleur, un chiffre qui dépasse largement les années précédentes. Le mois de juin 2026 a enregistré une hausse de 12 % des décès toutes causes confondues par rapport à juin 2025, soulignant le caractère atypique de la période estivale.
Des disparités régionales face à la chaleur
Si la majorité du territoire a été touchée, certaines régions ont échappé à l’impact mortel des canicules. L’Occitanie, ainsi que la Normandie, n’ont enregistré aucun décès en excès pendant le pic de chaleur du 27 juillet au 20 août, selon la synthèse de Santé Publique France. Cette hétérogénéité reflète des différences locales de climat, d’infrastructures et de vulnérabilité des populations.
Le poids du vieillissement démographique
En 2025, la France a comptabilisé 647 818 décès, soit une hausse de 1 % par rapport à 2024 après correction de l’effet bissextile. L’Insee explique cette progression par le vieillissement des générations du baby‑boom et l’allongement de l’espérance de vie. L’âge moyen au décès a ainsi atteint 79,5 ans, soit un gain d’un an et demi en dix ans. Depuis 2011, hors période Covid‑19, le nombre de décès augmente chaque année, un phénomène démographique qui se confirme chaque été plus chaud.
Influenza et autres facteurs saisonniers
Le début de l’année 2026 a été marqué par une grippe moins virulente que l’année précédente, ce qui a temporairement ralenti la hausse des décès. En revanche, l’épidémie de grippe hivernale très virulente de janvier 2025 a contribué à la hausse de 1 % observée en 2025. Ces fluctuations saisonnières s’ajoutent aux effets structurels du vieillissement, rendant la mortalité sensible à plusieurs variables simultanées.