Canicule et sécheresse dans le Doubs : l’élevage bovin sous tension, menace sur les prix du lait et de la viande

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 21 lectures
Canicule et sécheresse dans le Doubs : l’élevage bovin sous tension, menace sur les prix du lait et de la viande

La sécheresse historique qui frappe le Doubs menace directement l’élevage bovin local, avec des répercussions en cascade sur les prix du lait et de la viande. Les éleveurs, contraints de puiser dans leurs réserves de fourrage, voient leurs coûts de production exploser de 25 à 30 %, un choc qui pourrait se répercuter sur les étals dès l’automne.

Des pâturages réduits à néant, des vaches contraintes à l’enfermement

Dans ce département de l’est de la France, la canicule et le manque d’eau ont transformé les prairies en déserts jaunis. Les vaches, habituellement en pâturage à cette période, sont désormais confinées et nourries au foin en complément, parfois jusqu’à 20 kg par jour au lieu des 4 ou 5 kg habituels. « Les vaches devraient être aux champs, mais il n’y a plus assez d’herbe », explique Franck Bichet, éleveur laitier, soulignant l’urgence de la situation.

Des stocks de fourrage en voie d’épuisement, un stress quotidien pour les agriculteurs

Les réserves, déjà entamées, inquiètent les professionnels. Florent Dornier, président de la FDSEA du Doubs, décrit un « stress permanent » : « Les paysans demandent à être livrés rapidement pour éviter les ruptures de stock. Voir ses réserves diminuer chaque jour est une pression insoutenable. » La sécheresse a aussi fait chuter le niveau de la rivière Doubs, symbole visible de l’ampleur du phénomène.

Des coûts de production en hausse, une facture qui pourrait peser sur les consommateurs

Selon la FDSEA, les coûts de production ont bondi de 25 à 30 %, une hausse directement liée à l’achat de fourrage supplémentaire. Cette inflation des charges pourrait se répercuter sur les prix de la viande et du lait, alors que les agriculteurs peinent déjà à absorber le choc. « Une partie de cette hausse sera nécessairement répercutée sur les prix finaux », avertissent les professionnels du secteur.

Un scénario à suivre pour l’automne : pénurie ou adaptation ?

Si les températures commencent à redescendre, la question reste entière : les stocks suffiront-ils à tenir jusqu’à l’hiver ? Les éleveurs espèrent des livraisons rapides pour combler les manques, mais la sécheresse prolongée dans d’autres régions françaises pourrait aggraver la tension sur le marché du fourrage. Une chose est sûre : l’impact sur les prix des produits laitiers et carnés se fera sentir dans les prochains mois.

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