Le Cameroun lance la deuxième phase d’un dispositif d’inclusion économique doté de plus de 5,5 milliards de FCFA. L’objectif est d’accompagner 20 000 jeunes vulnérables, âgés de 18 à 35 ans, dans le développement de leurs activités informelles, afin de créer des emplois et de rendre la croissance plus inclusive.
Un financement massif soutenu par la Banque mondiale
Le programme s’inscrit dans le cadre du Projet Filets sociaux adaptatifs et d’inclusion économique, financé par la Banque mondiale. L’enveloppe de 5,5 milliards de FCFA, annoncée par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, représente l’une des plus importantes allocations publiques destinées à l’entrepreneuriat des jeunes depuis plusieurs années.
Critères de sélection et zones ciblées
Les candidatures, ouvertes du 9 novembre au 9 décembre 2026, sont exclusivement traitées en ligne. Le dispositif cible les jeunes qui exercent déjà une activité à leur compte dans le secteur informel et qui résident dans huit villes stratégiques : Maroua, Garoua, Ngaoundéré, Bertoua, Ebolowa, Bafoussam, Douala et Yaoundé. Cette répartition géographique vise à équilibrer l’impact du programme entre le Nord, le Centre et le Sud du pays.
Accompagnement complet : subvention, formation et suivi
Chaque bénéficiaire recevra une subvention non remboursable, complétée par des modules de formation en entrepreneuriat, des séances de coaching individuel et un accompagnement post‑financement. Ces mesures visent à renforcer la productivité des micro‑entreprises, à diversifier leurs activités et à assurer une amélioration durable des revenus des jeunes entrepreneurs.
Enjeux macroéconomiques et perspectives
En favorisant la création d’emplois et la consolidation des micro‑entreprises, le programme ambitionne de stimuler une croissance économique plus inclusive. Si les objectifs sont atteints, on peut s’attendre à une réduction du chômage des jeunes, à une meilleure intégration du secteur informel dans l’économie formelle et à un effet multiplicateur sur les chaînes de valeur locales. Le suivi des indicateurs de performance sera crucial pour mesurer l’impact réel du dispositif et ajuster les futures phases.