Une crise qui s’éternise Les champs ne suffisent pas. Selon le Réseau des systèmes d’alerte précoce pour la famine, les mauvaises récoltes plongent des milliers de familles dans l’insécurité alimentaire. Jusqu’en septembre 2026, des zones entières restent sous tension. Pourquoi ? L’insécurité et les conditions climatiques aggravent une situation déjà critique.
Des récoltes qui ne comblent pas les besoins Les paysans camerounais récoltent trop peu. Les rendements chutent dans les régions les plus touchées par les conflits armés. Résultat : malnutrition, rationnement des repas, et familles qui se serrent la ceinture. Les enfants paient le prix fort. Leur croissance en souffre. Leurs défenses immunitaires aussi.
Qui sont les premières victimes ? Les femmes et les enfants de moins de cinq ans. Elles représentent 70 % des personnes touchées par la crise. Les mères n’ont plus les moyens de leur offrir une alimentation équilibrée. Les hôpitaux voient affluer les cas de malnutrition aiguë. Les programmes d’aide humanitaire peinent à suivre.
L’insécurité, accélérateur de la famine Les groupes armés contrôlent des terres fertiles. Les paysans n’osent plus cultiver. Les routes sont coupées. Les denrées ne circulent plus. Les prix explosent. Une pomme de terre coûte trois fois plus cher qu’avant. Les marchés locaux s’assèchent.
Les solutions existent-elles vraiment ? Le gouvernement promet des mesures. Mais les fonds manquent. Les ONG appellent à une mobilisation internationale. Pourtant, les promesses restent souvent lettre morte. Combien de temps encore les Camerounais devront-ils jeûner ?
Un appel à l’action urgent La crise alimentaire au Cameroun n’est pas une fatalité. Elle est le résultat d’un manque de volonté politique et d’un désengagement international. Les donateurs doivent agir maintenant. Sinon, des générations entières paieront le prix de l’indifférence.
Et demain ? Si rien ne change, la famine deviendra chronique. Les enfants d’aujourd’hui seront les adultes affamés de demain. La question n’est plus si la crise s’aggravera, mais quand elle basculera dans l’oubli des statistiques. Alors, jusqu’à quand attendrons-nous avant d’agir ?