Le gouvernement camerounais a démenti les rumeurs d’une condamnation à payer 250 milliards de FCFA à l’entreprise italienne Piccini, précisant que le différend porte sur environ 50 milliards. Cette somme, bien que conséquente, résulte d’une combinaison d’équipements et de frais de procédure liés au stade d’Olembé, construit pour la CAN 2021.
Montant réel du litige et répartition des coûts
Selon les autorités, la décision contestée concerne près de 50 milliards de FCFA. Le détail fourni indique que 17 milliards correspondent à des équipements laissés sur le site du stade d’Olembé, tandis que 35 milliards sont attribués à divers frais de procédure accumulés au cours du contentieux. Cette ventilation montre que la majeure partie du montant n’est pas liée à des travaux supplémentaires, mais à des coûts administratifs et juridiques.
Origine de la désinformation autour des 250 milliards
Des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux ont largement exagéré le chiffre, évoquant une condamnation de 250 milliards de FCFA. Le gouvernement souligne que ce chiffre dépasse largement le crédit encore disponible à l’époque du financement du projet, ce qui laisse penser à une mauvaise interprétation des données financières ou à une amplification non vérifiée. Les autorités demandent une vérification rigoureuse avant de présenter de tels montants comme des faits établis.
Réaction officielle et voies de recours
Yaoundé a annoncé son intention de contester la décision devant les instances compétentes, en s’appuyant sur les textes régissant les contentieux internationaux. Le ministère des Finances a indiqué que toutes les options légales seront exploitées pour protéger les intérêts de l’État. Aucun calendrier précis n’a encore été communiqué quant à la durée de la procédure ou à l’éventuelle issue.
Enjeux plus larges pour les projets post‑CAN 2021
Le différend met en lumière les difficultés de gestion des grands chantiers sportifs hérités de la Coupe d’Afrique des Nations 2021. Le stade d’Olembé, déjà sujet à plusieurs polémiques, devient le symbole d’une série de défis liés à la viabilité financière et à la transparence des projets d’infrastructure. La manière dont le Cameroun résoudra ce litige pourrait influencer la perception des investisseurs étrangers et la stratégie du pays en matière de grands événements sportifs.