Le cambriolage du Tribunal criminel spécial (TCS) de Yaoundé, survenu dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 août 2026, a suscité de nombreuses spéculations. Intervenu le 6 septembre sur le plateau de l'émission Club d'Élites sur Vision 4, le directeur général des médias du groupe l'Anecdote, Boney Philippe, a formellement démenti les rumeurs évoquant le vol de milliards de francs CFA ou de dossiers sensibles de la République.
Un ciblage limité au bureau de la cheffe de la section criminelle 2
D'après les informations relayées par le journaliste, l'intrusion n'a concerné qu'un espace précis du greffe : le bureau de la cheffe de la section criminelle 2. Ni le bureau du greffier en chef, ni aucun autre office n'ont été touchés. Le butin déclaré se limite à un ordinateur et quelques effets personnels. Selon Boney Philippe, citant une source de première main, « aucun document emporté » n'est à déplorer et « tous les dossiers sensibles de la République sont sains et saufs ». La source précise par ailleurs que la responsable du bureau cambriolé ne gère pas les décisions de justice.
Des rumeurs de milliards envolés qualifiées de « fausses »
Le journaliste a répondu frontalement aux allégations qui ont enflé sur les réseaux sociaux après l'incident, notamment celles faisant état de sommes colossales dérobées. « Faux et archi-faux », a-t-il tranché, précisant qu'aucun centime de l'État n'a été emporté. Il avance une hypothèse pour expliquer la cible des malfaiteurs : ceux-ci cherchaient peut-être l'argent de cotisations privées géré par la concernée. Reste que l'ordinateur dérobé ne contenait, selon la source, « rien d'important ».
Une faille de sécurité au cœur d'un bâtiment ultrasurveillé
L'épisode pose néanmoins une interrogation de poids : comment un édifice stratégique, gardé par des gardiens de prison aux deux entrées et surveillé à l'intérieur par le Groupement spécial d'opération (GSO) et le Groupe polyvalent d'intervention de la gendarmerie nationale (GPIGN), a-t-il pu être pénétré ? Le journaliste lui-même s'étonne de cette brèche, qui pourrait appeler une réponse des autorités compétentes sur le dispositif de protection d'une juridiction spécialisée dans les affaires de criminalité organisée et financière.