CAF : Motsepe en danger face à une motion de censure imminente

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 40 lectures
CAF : Motsepe en danger face à une motion de censure imminente

Quatre ans après son élection, Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF), voit son leadership contesté au sein même de son institution. Une motion de censure, relancée par des dissensions internes, pourrait mettre fin prématurément à son mandat.

Un mandat fragilisé par des erreurs et des tensions internes

Élu en mars 2025 pour un nouveau mandat de quatre ans, Patrice Motsepe doit désormais faire face à une opposition croissante au sein du Comité exécutif de la CAF. Plusieurs griefs alimentent cette défiance : une gestion jugée approximative des affaires quotidiennes, des réunions interminables, et des maladresses protocolaires, comme l’usage systématique du nom des pays des présidents de fédération au lieu de leurs propres identités. Ces dysfonctionnements, couplés à des prises de parole controversées, ont érodé sa crédibilité.

Les tensions se sont encore aggravées avec des annonces prématurées, comme celle d’une CAN 2027 élargie à 28 équipes, rapidement démentie par la CAF elle-même. La volonté de maintenir coûte que coûte l’organisation de cet événement au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, alors que deux de ces pays accusent des retards majeurs dans les préparatifs, suscite également des inquiétudes. Ces choix stratégiques, perçus comme hasardeux, ont affaibli sa position auprès de ses pairs.

Un isolement politique et des successeurs en embuscade

Le soutien de Gianni Infantino, autrefois un allié clé, s’est également distendu. Les divergences autour de l’arbitrage lors de la Supercoupe d’Europe, où un arbitre somalien a officié, ont cristallisé les tensions entre la CAF et l’UEFA, suscitant des suspicions de rapprochement préjudiciable aux intérêts de la FIFA. Même Fouzi Lekjaa, longtemps fidèle, a adopté une posture plus distante depuis la finale controversée de la CAN 2025.

Dans ce contexte, plusieurs dirigeants africains préparent activement l’après-Motsepe, bien que celui-ci ait exclu de briguer un troisième mandat. Trois figures émergent pour lui succéder : Ahmed Yahya (Mauritanie), Souleiman Waberi (Djibouti) et Idriss Diallo (Côte d’Ivoire). Malgré des soutiens persistants en Afrique australe et dans certaines régions d’Afrique de l’Ouest, son maintien à la tête de la CAF n’a jamais semblé aussi incertain, d’autant que ses ambitions politiques en Afrique du Sud alimentent les spéculations.

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