Le ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MEBAPLN) a publié, le 10 septembre 2026, une directive contraignante imposant le port du casque à toute personne circulant à motocyclette dans les établissements scolaires. Cette mesure vise à réduire les traumatismes crâniens et à renforcer la culture de la sécurité routière parmi les élèves et le personnel éducatif.
Une instruction officielle du 10 septembre 2026
Dans une correspondance n°2026-00542/MEBAPLN/SG, le Secrétaire général du ministère, Ibrahima Sawadogo, s’adresse aux directeurs d’écoles primaires publiques et privées ainsi qu’aux promoteurs d’établissements. Il les invite à prendre « toutes les dispositions nécessaires » pour garantir le respect du port du casque, rappelant que cette obligation est déjà inscrite dans la législation nationale en matière de sécurité routière.
Qui doit se conformer ? Personnel, élèves et visiteurs
La directive précise que l’obligation s’applique à l’ensemble des usagers de deux-roues présents sur le site scolaire : enseignants, personnel administratif, élèves, ainsi que tout agent ou visiteur se déplaçant à motocyclette. L’accès aux bâtiments administratifs est conditionné au port du casque pour les personnes concernées. Le ministère insiste également sur le rôle exemplaire du corps enseignant, qui doit être le premier à respecter scrupuleusement cette règle afin d’inculquer le comportement attendu aux jeunes.
Contexte de la campagne nationale de sécurité routière
Cette instruction s’inscrit dans le cadre d’une campagne plus large menée depuis plusieurs mois par le ministère de la Sécurité, qui intensifie les actions de sensibilisation à travers le pays. Les autorités ont identifié les accidents de la route impliquant des motocyclettes comme une source majeure de blessures graves, notamment des traumatismes crâniens. Le port du casque est ainsi présenté comme l’une des mesures les plus efficaces pour limiter ces risques. En imposant la règle dans les écoles, le gouvernement espère créer un effet de levier : les pratiques sécuritaires adoptées dans les établissements éducatifs pourraient se diffuser dans les foyers et les communautés locales.