Burkina : la ministre des Sports réfute les allégations de détournement des primes des joueuses de la CAN au Maroc

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
Burkina : la ministre des Sports réfute les allégations de détournement des primes des joueuses de la CAN au Maroc

La ministre des Sports du Burkina, Annick Lydie Djouma Pikbougoum, a officiellement nié les rumeurs selon lesquelles les primes des joueuses de la dernière Coupe d’Afrique des Nations au Maroc auraient été détournées ou retenues. Elle a rappelé que les versements ont été effectués conformément aux barèmes prévus, après vérification auprès des services de paiement.

Déclarations officielles de la ministre

Dans une interview accordée au quotidien d’État Sidwaya le 8 septembre 2026, la ministre a affirmé que chaque joueuse et chaque membre du staff technique avaient reçu les sommes qui leur étaient dues pour les matchs aller‑retour contre le Togo. Elle a souligné que les contrôles internes menés auprès des acteurs chargés du versement des primes ont confirmé l’absence de toute anomalie ou de retenue.

Réponse aux accusations de l’ancien entraîneur

L’ancien entraîneur de l’équipe féminine, Pascal Sawadogo, avait évoqué sur la télévision nationale un prétendu mauvais traitement salarial, insinuant que cela aurait contribué aux performances décevantes de l’équipe. La ministre a catégoriquement rejeté ces propos, rappelant que les primes avaient été versées intégralement et que les résultats sportifs ne pouvaient être imputés à une question de rémunération.

Barèmes de rémunération appliqués pour la CAN

Selon les informations communiquées par la ministre, la prime de sélection et de regroupement était fixée à 1 000 000 FCFA pour chaque joueuse et à 2 000 000 FCFA pour l’entraîneur national. La prime de qualification, quant à elle, s’élevait à 500 000 FCFA par joueuse et 1 000 000 FCFA pour l’entraîneur, le tout étant calculé au prorata du nombre de matchs disputés lors des phases éliminatoires. Ces montants sont alignés sur les barèmes habituels du ministère du Sport.

Implications pour la gouvernance du sport au Burkina

La ministre a profité de l’occasion pour rappeler que, bien que le gouvernement doive aujourd’hui gérer l’ensemble des secteurs économiques et sociaux, il a adopté de nouvelles dispositions visant à revaloriser les primes des équipes nationales et à moderniser les infrastructures sportives. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de professionnalisation du sport burkinabé, visant à renforcer la transparence financière et à soutenir la compétitivité des équipes, notamment féminines, sur la scène continentale.

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