Le ministre du Commerce a annoncé l’interdiction totale d’exporter les farines de mil, de maïs et de sorgho, ainsi que leurs dérivés, jusqu’à nouvel ordre. Cette décision vise à garantir la disponibilité de ces produits de base sur le marché intérieur, alors que la campagne agricole est marquée par une pluviométrie insuffisante dans plusieurs régions du pays.
Interdiction d’exporter les farines de céréales
Selon la note officielle du ministère, toutes les autorisations spéciales d’exportation pour les farines de mil, de maïs et de sorgho sont suspendues. La mesure s’applique également aux produits dérivés de ces céréales, sans distinction de volume ou de destination. Aucun délai précis n’est indiqué pour la levée de l’interdiction, qui restera en vigueur « jusqu’à nouvel ordre ». Les exportateurs doivent donc cesser immédiatement toute expédition de ces denrées hors du territoire national.
Objectif déclaré : sécuriser l’approvisionnement interne
Les autorités justifient la mesure par la volonté de préserver les réserves alimentaires locales. En limitant les sorties de farine, le gouvernement espère éviter une pénurie qui pourrait affecter les ménages, notamment les plus vulnérables. Cette politique s’inscrit dans le cadre d’un appel au « patriotisme économique », incitant les acteurs du secteur à privilégier la consommation nationale avant toute exportation. Le ministre du Commerce a souligné que la disponibilité de ces produits est cruciale pour la stabilité des prix et la sécurité nutritionnelle.
Contexte climatique et risques pour la sécurité alimentaire
La décision intervient alors que la saison des pluies a été caractérisée par des déficits pluviométriques dans plusieurs zones du Burkina Faso, réduisant les rendements attendus pour le mil, le maïs et le sorgho. Cette situation augmente la pression sur les stocks de céréales et rend plus incertaine la capacité du pays à répondre à la demande intérieure. En limitant les exportations, le gouvernement cherche à compenser partiellement l’impact de la mauvaise météo sur la production agricole, tout en évitant une hausse des prix qui pourrait exacerber les tensions sociales.