Des étudiants en baskets, des femmes en robe… et une université qui dit non.
Une vidéo circule. Elle montre des étudiants de l’Université Norbert Zongo (UNZ) à Koudougou, déguisés en femmes lors d’un "Koudougou robe challenge". Le ton est léger, les rires fusent. Pourtant, l’institution ne rit pas. Elle condamne.
Une initiative sans autorisation, une provocation sans limites ? L’administration universitaire n’a pas attendu pour réagir. Dès le 24 juin, des auditions ont été menées. Les témoignages révèlent un détail clé : le défi, lancé dans un groupe WhatsApp de basketteurs, s’est transformé en spectacle improvisé sur le terrain de basket du campus, le 21 juin. Sans demande d’autorisation. Sans respect des règles.
Pourquoi cette réaction aussi ferme ? L’UNZ ne tolère pas l’arbitraire. Dans son communiqué, elle rappelle une évidence : toute activité sur son territoire doit être validée préalablement. Mais au-delà des procédures, c’est le fond qui choque. Le défi bafoue les valeurs culturelles du Burkina Faso, ces principes sacrés que l’université s’engage à défendre.
Une question s’impose : jusqu’où peut-on pousser l’humour sans franchir les lignes rouges ? Certains y verront une simple blague entre étudiants. D’autres, une insulte aux traditions. L’UNZ, elle, voit une atteinte au respect mutuel. Et elle ne cédera pas. "Nous préservons notre cadre académique", martèle le communiqué. Pas question de laisser des initiatives aussi légères empoisonner la vie étudiante.
Le message est clair : l’université ne se laissera pas instrumentaliser. Les basketteurs concernés ont-ils été sanctionnés ? Pour l’instant, le silence règne. Mais une chose est sûre : l’UNZ a choisi son camp. Elle défend l’ordre, les valeurs et la dignité – même si cela signifie briser un peu de légèreté.
Alors, la prochaine fois, avant de poster une vidéo, demandez-vous : est-ce que ça vaut vraiment le coup ?