Le mercredi 9 septembre 2026, l’Office national d’identification (ONI) a officiellement lancé à Koudougou, dans la région de Nando, une opération spéciale d’établissement de la Carte d’identité biométrique de l’AES (CIB‑AES). Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement burkinabé de moderniser le système d’identification et de faciliter l’accès aux services publics.
Lancement officiel au cœur de la grande mosquée de Koudougou
Le point de départ de la campagne a été choisi symboliquement : la grande mosquée sunnite de Koudougou, lieu de rassemblement communautaire, a accueilli les représentants de l’ONI, des autorités locales et des acteurs de la société civile. Au cours de la cérémonie, les responsables de l’ONI ont présenté le dispositif technique, soulignant la fiabilité du processus biométrique et la sécurisation des données personnelles.
Objectifs et portée de la CIB‑AES
La Carte d’identité biométrique AES vise à doter les citoyens d’un document d’identité unique, doté de données biométriques (empreintes digitales, photo numérique) et d’un numéro d’identification national. Le projet ambitionne de réduire les fraudes d’identité, d’accélérer les procédures administratives (inscription électorale, accès aux soins, ouverture de comptes bancaires) et de renforcer la traçabilité des bénéficiaires de programmes sociaux. L’ONI prévoit d’étendre progressivement l’opération à d’autres régions du pays après la phase pilote de Koudougou.
Impacts attendus sur la gouvernance et la société
En dotant les Burkinabés d’une identité biométrique fiable, le gouvernement espère améliorer la qualité des services publics et renforcer la confiance des citoyens dans les institutions. La CIB‑AES pourrait également faciliter la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent en assurant une meilleure vérification des identités. Pour les habitants de Koudougou, l’opération représente une opportunité d’obtenir rapidement un document officiel, souvent requis pour l’accès à l’éducation, à l’emploi ou aux aides sociales.
Défis logistiques et perspectives d’avenir
Le déploiement d’une telle technologie implique des défis majeurs : formation du personnel d’identification, sécurisation des bases de données, sensibilisation du public aux enjeux de protection de la vie privée. L’ONI a annoncé la mise en place d’ateliers d’information et la création de points d’assistance pour accompagner les usagers. Si la phase initiale se déroule comme prévu, le modèle pourrait être reproduit dans les zones rurales et urbaines du pays, contribuant à une couverture nationale de l’identité biométrique d’ici 2028.