Le projet humanitaire « Weltaare Gure », déployé de septembre 2024 à septembre 2026, s'est officiellement achevé au Burkina Faso. Cette initiative a permis de renforcer la résilience de plus de 187 000 personnes, incluant des personnes déplacées internes et des communautés hôtes, à travers une approche intégrée de protection et d'éducation.
Un bilan opérationnel au-delà des prévisions
Initialement calibré pour atteindre 179 050 bénéficiaires, le projet a finalement dépassé ses objectifs en impactant 187 387 individus. Sous le pilotage de l'International Rescue Committee (IRC) et d'un consortium d'organisations locales et internationales, l'intervention s'est concentrée sur sept provinces réparties dans les régions du Goulmou, du Liptako et du Nakambé. Les actions ont couvert un large spectre : assistance juridique pour 110 930 personnes, services de protection de l'enfance pour 67 661 bénéficiaires, et des programmes de prévention contre les violences basées sur le genre.
Infrastructures et renforcement des capacités
Au-delà de l'assistance directe, le projet a investi dans la création de cadres sécurisés. Huit « espaces amis des enfants » ont été équipés, tandis que sept structures dédiées à la protection des femmes et des filles ont été créées ou réhabilitées. Le volet éducatif n'a pas été en reste, avec la formation de 2 445 enseignants au programme « pour un meilleur apprentissage » (BLP). Ces efforts ont été soutenus par un financement d'environ 15,8 millions de dollars US, octroyé par le Département d'État américain.
La stratégie de pérennisation des acquis
Lors de l'atelier de clôture tenu le 20 août 2026, les responsables du consortium ont insisté sur la durabilité des interventions. Mathurin Bonzi, directeur pays de l'IRC, a souligné que le renforcement des capacités des organisations locales, des comités communautaires et des services techniques constitue le socle de la relève. Cette approche, saluée par les autorités nationales présentes, vise à ancrer les mécanismes de protection au sein même des communautés, assurant ainsi une continuité de l'accompagnement des populations vulnérables au-delà de la fin du financement initial.