Le projet « Renforcement de l'assistance multisectorielle intégrée aux populations vulnérables en situation d'urgence » (SAVE Plus) a officiellement pris fin le 28 août 2026 à Dédougou. Cette initiative, déployée sur douze mois, visait à soutenir les communautés affectées par la crise sécuritaire dans les régions de Bankui et du Sourou à travers une approche globale incluant la santé, la protection et l'accès à l'eau.
Un investissement de 650 millions de FCFA pour la résilience
Le programme a mobilisé une enveloppe totale de 650 millions de FCFA, portée par le Fonds humanitaire régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre (FHRAOC) à hauteur de 500 millions de FCFA, complétée par un apport de 150 millions de FCFA de l'ONG World Vision International. Les interventions ont été déployées dans les communes de Dédougou, Tougan, Nouna, Solenzo et Djibasso, en partenariat avec les organisations locales ANADI-Burkina Faso, APADE et SOS Jeunesse et Défis.
Impacts sur la santé maternelle et infantile
Le volet nutritionnel et sanitaire a constitué un axe majeur du projet. Dans le district de Tougan, les actions ont permis la distribution de 10,8 tonnes de farine enrichie à 600 femmes enceintes et allaitantes. Parallèlement, le renforcement des capacités des agents de santé communautaires sur les protocoles de lutte contre la malnutrition aiguë et la mise en place d'espaces d'allaitement sécurisés ont permis d'améliorer la prise en charge médicale. Le projet a également doté les structures sanitaires de 56 000 comprimés aquatabs pour la prévention des maladies hydriques chez les enfants.
Protection sociale et accès aux infrastructures
Au-delà de la santé, le projet a agi sur les conditions de vie immédiates des populations. Cinq pompes à motricité humaine ont été installées pour sécuriser l'accès à l'eau potable. En matière de protection sociale, des « Espaces amis d'enfants » ont été créés, offrant un soutien psychosocial à près de 710 mineurs. Ces structures, couplées à des actions de lutte contre les violences basées sur le genre, ont permis d'encadrer les populations les plus exposées aux conséquences de la crise sécuritaire.
L'enjeu de la pérennisation des acquis
Lors de l'atelier-bilan, Bassouleymane Ouattara, haut-commissaire du Mouhoun, a souligné l'efficacité de l'approche multisectorielle adoptée par le consortium. Il a toutefois insisté sur la nécessité de consolider les résultats obtenus. L'enjeu pour les autorités locales et les services techniques est désormais de garantir la maintenance des infrastructures réalisées et la continuité des mécanismes communautaires mis en place, afin que les bénéficiaires puissent durablement tirer profit des capacités développées durant cette année d'intervention.