L’Assemblée législative du peuple (ALP) a approuvé à l’unanimité le mercredi 23 septembre 2026 une loi de finances rectificative qui vient augmenter le budget de l’État de 301 milliards de FCFA, afin de financer de nouveaux projets d’infrastructures et d’équipements dans le cadre du plan RELANCE.
Un vote unanime dans un contexte budgétaire favorable
Les 71 députés ont soutenu le texte présenté par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, après un suivi à mi‑parcours qui a montré un recouvrement des recettes largement supérieur aux prévisions initiales. Cette situation a justifié, selon le ministre, le recours à une loi rectificative pour intégrer les recettes excédentaires et les orienter vers des dépenses d’investissement.
301 milliards de FCFA de recettes additionnelles et amélioration de l’épargne budgétaire
La loi prévoit une hausse de 301 milliards de FCFA de recettes, ce qui porte l’épargne budgétaire – la différence entre les recettes ordinaires et les dépenses de fonctionnement – à plus de 900 milliards, soit une progression d’environ 35 % par rapport aux prévisions de l’exercice 2026. Cette marge budgétaire supplémentaire crée un espace de manœuvre pour financer des projets structurants sans compromettre les dépenses de fonctionnement.
Priorités d’investissement : infrastructures, mobilité et technologies intelligentes
Le gouvernement a indiqué que les fonds supplémentaires seront affectés à plusieurs axes : la construction et la réhabilitation d’infrastructures immobilières et routières, l’acquisition de véhicules pour le parc de l’État, ainsi que le soutien à des projets en cours comme le programme Bangr‑wéogo et la deuxième phase du projet SMART, qui vise à installer des caméras de surveillance et à automatiser la verbalisation du trafic. Tous ces investissements s’inscrivent dans la dynamique du plan RELANCE, destiné à accélérer le développement économique du pays.
Appel à la mobilisation des acteurs publics et fiscaux
Le ministre Nacanabo a félicité les régies de recettes pour leurs performances, les contribuables pour leur civisme fiscal, et a exhorté les ordonnateurs à assurer une exécution rigoureuse des dépenses afin que chaque franc investi contribue à améliorer concrètement le quotidien des Burkinabè. Il a rappelé que, malgré les résultats positifs, le pays doit poursuivre ses efforts de recouvrement pour répondre aux besoins de développement croissants.