L'université Nazi-Boni de Bobo-Dioulasso a inauguré un complexe pédagogique moderne, offrant un environnement d'apprentissage de pointe aux étudiants et aux enseignants. Ce projet, réalisé dans le cadre de l'Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), vise à améliorer les conditions d'apprentissage et de recherche dans les établissements d'enseignement supérieur.
Un complexe moderne et fonctionnel
Le complexe pédagogique de l'université Nazi-Boni impressionne par ses dimensions et sa diversité d'espaces. Il comprend un grand amphithéâtre de 1 200 places, quatre mini-amphithéâtres, des salles pédagogiques modulables, des laboratoires, des bureaux et des salles de réunion. Avec une capacité globale d'accueil de 3 257 personnes, il est conçu pour répondre aux besoins de formation, de recherche et d'innovation.
Une infrastructure technologique avancée
Outre ses capacités d'accueil, le complexe se distingue par ses équipements technologiques de pointe. Les amphithéâtres sont connectés grâce à un système de sonorisation et de digitalisation, permettant des enseignements simultanés et interactifs. Une salle de vidéosurveillance et une application de suivi ont été mises en place pour assurer la sécurité et le bon fonctionnement de l'infrastructure. L'accessibilité aux personnes à mobilité réduite a été prise en compte avec un ascenseur et des rampes d'accès.
Un appel à la révolution intellectuelle
Le coordonnateur national de l'IPEQ, le Pr. Zakaria Soré, a souligné l'importance de faire de ce complexe un moteur de développement national. Il a appelé les enseignants et les étudiants à en faire un lieu de production de savoir et d'innovation. La porte-parole des étudiants, Sakina Borro, a exprimé sa reconnaissance et s'est engagée à préserver et valoriser l'infrastructure.
Une réalisation locale
La construction du complexe a été une opportunité économique pour les populations locales, avec la participation d'ouvriers, de journaliers et d'étudiants. Le complexe a été conçu par un jeune agent de l'administration publique et construit par une entreprise burkinabè. L'équipement a été confié aux artisans locaux, reflétant l'engagement en faveur du développement endogène.