Le gouvernement burkinabè a adopté une réforme renforçant les règles encadrant les études à l’étranger. Désormais, tout étudiant souhaitant poursuivre une formation, un stage ou des études hors du pays devra obtenir une autorisation préalable du ministère en charge de l’Enseignement supérieur. Sans cette validation, le diplôme obtenu ne sera pas reconnu par l’administration burkinabè.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un décret adopté en Conseil des ministres le 25 juin 2026, portant réforme du régime des bourses d’études et de la recherche. Présentée lors d’une conférence de presse à Ouagadougou le 1er juillet, la réforme vise à encadrer davantage la mobilité académique et à protéger les étudiants contre les établissements non reconnus ou les formations de faible qualité.
L’autorisation préalable s’applique à tous les Burkinabè, quel que soit le mode de financement de leur projet. Les bénéficiaires de bourses étrangères ou internationales implantées au Burkina Faso sont également concernés. La procédure sera dématérialisée via une plateforme numérique dont le lancement est prévu dans les prochaines semaines. Les autorités assurent un délai de réponse d’environ 72 heures après le dépôt complet du dossier.
Les diplômes obtenus sans cette autorisation ne seront pas reconnus, aussi bien dans le secteur public que privé. Une période transitoire de trois mois est accordée aux étudiants déjà inscrits à l’étranger pour régulariser leur situation. Le ministère souligne que l’objectif n’est pas d’empêcher les départs, mais de mieux protéger les étudiants et de lutter contre les faux diplômes.
Cette réforme s’accompagne d’une refonte du système des bourses, avec l’introduction de treize nouvelles catégories d’aides et une redéfinition des critères d’attribution basés sur le mérite académique et les filières prioritaires pour le développement du pays.