Le Burkina Faso affiche un bilan encourageant à mi-parcours de son contrat d’objectifs 2026, avec un taux d’exécution de 60,66 %, malgré un environnement économique international marqué par des chocs persistants et des tensions géopolitiques.
Un contexte économique exigeant
Le ministère de l’Économie et des Finances a présenté les résultats de son évaluation semestrielle, révélant une exécution partielle mais significative de son plan stratégique. Les recettes mobilisées s’élèvent à 1 939 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 58 %, dans un contexte où la reconquête territoriale et les contraintes budgétaires pèsent sur les finances publiques. Malgré ces défis, plusieurs avancées notables ont été enregistrées, notamment en matière de mobilisation des ressources.
Parmi les réalisations, le ministère a alloué 162 milliards de FCFA au Fonds de soutien patriotique, 200 milliards pour la première phase de l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso, plus de 20 milliards pour les collectivités territoriales et 7 milliards pour la recherche et l’innovation. L’opération Diaspora Bonds a également permis de lever 151 milliards de FCFA, dépassant l’objectif initial de 125 milliards, et financera des projets structurants dans les secteurs minier, cimentier, brassicole et savonnier.
Réformes et modernisation au cœur de la stratégie
Le Plan RELANCE, adopté comme nouveau cadre de référence pour le développement économique et social, s’accompagne de réformes structurelles ambitieuses. Le Fonds souverain minier, la Holding bancaire et l’Imprimerie nationale sont en cours d’opérationnalisation, tandis que la transformation numérique des finances publiques progresse. Le taux de digitalisation des procédures de passation des marchés publics atteint désormais 61 %, et des plateformes comme SICAD pour la gestion du foncier ou e-BDT pour la modernisation des services financiers sont déployées.
Pour le second semestre, le ministère prévoit d’intensifier la mobilisation des ressources internes, d’accélérer la digitalisation des services publics et de renforcer la lutte contre la fraude. Si les résultats actuels sont salués, le ministre a rappelé que « les défis restent nombreux » et que les ambitions de développement exigent un engagement accru pour répondre aux attentes des Burkinabè.