Le ministère burkinabè de la Santé et la Société burkinabè de chirurgie pédiatrique lancent une campagne inédite pour corriger des malformations congénitales chez 20 enfants. Du 31 août au 4 septembre 2026, le CHU de Tengandogo à Ouagadougou devient le théâtre d’une opération collective visant à restaurer la santé de jeunes patients nés avec des anomalies anorectales ou atteints de la maladie de Hirschsprung. Une première nationale qui pourrait marquer un tournant dans l’accès aux soins spécialisés pour les plus vulnérables.
Une première nationale pour des malformations rares mais dévastatrices
Cette campagne s’adresse à des enfants souffrant de pathologies congénitales graves, souvent négligées faute de moyens ou d’expertise locale. Les malformations anorectales, qui touchent l’anus et le rectum, et la maladie de Hirschsprung, caractérisée par l’absence de cellules nerveuses dans une partie de l’intestin, nécessitent une intervention chirurgicale précoce pour éviter des complications mortelles. Jusqu’ici, les familles burkinabè devaient souvent se tourner vers l’étranger pour des soins adaptés, un parcours semé d’embûches financières et logistiques.
Un CHU de Tengandogo mobilisé pour une prise en charge gratuite
Le CHU de Tengandogo, principal hôpital universitaire du pays, a été sélectionné pour accueillir cette initiative pilote. Les équipes médicales, renforcées par des spécialistes de la Société burkinabè de chirurgie pédiatrique, travailleront en collaboration avec des experts internationaux pour garantir la qualité des interventions. Les familles des enfants sélectionnés bénéficieront d’une prise en charge intégrale, incluant les examens préopératoires, les soins postopératoires et un accompagnement psychologique. Une avancée majeure dans un système de santé où les ressources restent limitées.
Un modèle reproductible pour renforcer le système de santé ?
Si cette campagne s’avère concluante, elle pourrait servir de référence pour étendre ce type d’initiatives à d’autres régions du Burkina Faso, voire à d’autres pays de la sous-région. Les autorités sanitaires envisagent déjà d’évaluer l’impact de cette opération sur la mortalité infantile et la qualité de vie des enfants concernés. À plus long terme, cette expérience pourrait inspirer des programmes similaires pour d’autres affections pédiatriques nécessitant une expertise pointue. Une lueur d’espoir pour des centaines de familles confrontées à des diagnostics autrefois synonymes de désespoir.