Alors que le Ghana s’apprête à présenter son budget mi-annuel pour 2026, un économiste de renom a appelé à une refonte des priorités fiscales pour relancer la croissance des recettes intérieures. Selon un ancien directeur de l’Institut de recherche statistique, sociale et économique, les résultats décevants des collectes fiscales au premier trimestre de l’année justifient une attention particulière dans le prochain exercice budgétaire.
Dans une intervention médiatique, l’expert a salué les signes encourageants de stabilisation des indicateurs macroéconomiques du pays. Il a notamment souligné la modération de l’inflation, la stabilité du taux de change et l’amélioration des performances fiscales, qui constituent selon lui une base favorable pour l’économie. Cependant, il a mis en garde contre le risque de se contenter de cette stabilisation sans passer à une phase de croissance durable.
L’économiste a rappelé que malgré une gestion rigoureuse des dépenses publiques, les recettes fiscales et globales ont enregistré des écarts significatifs par rapport aux prévisions. Cette situation, selon lui, menace la capacité de l’État à financer ses programmes et à soutenir l’emploi, alors que le pays fait face à un chômage persistant malgré une croissance économique globale.
Il a également pointé du doigt les conséquences d’une réduction trop marquée des dépenses publiques, qui pourrait fragiliser le fonctionnement des ministères, départements et agences. Des retards dans la collecte des déchets et des perturbations dans des programmes sociaux ont déjà été observés, illustrant les limites d’une austérité prolongée sans contrepartie en matière de recettes.
Le budget mi-annuel, qui sera présenté aujourd’hui au Parlement, devra donc non seulement dresser un bilan de la performance économique du premier semestre, mais aussi proposer des mesures concrètes pour renforcer la mobilisation des recettes. L’objectif affiché est de maintenir la stabilité macroéconomique tout en soutenant la croissance et la création d’emplois, deux enjeux cruciaux pour le développement du pays.