Face aux pistes d'économies budgétaires de 54 milliards d'euros avancées par le gouvernement pour 2027, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a exprimé une opposition ferme à toute mesure ciblant les actifs. Le dirigeant politique conditionne sa position à la préservation du pouvoir d'achat des travailleurs et à l'allègement de la pression fiscale sur les entreprises.
La ligne rouge du Rassemblement national
Jordan Bardella a qualifié d'injuste toute stratégie budgétaire qui ferait peser l'effort sur la « France du travail ». Selon lui, les entreprises françaises doivent être libérées de leur « enclume fiscale et normative » afin de stimuler la croissance, favoriser la production et permettre une hausse des salaires. Cette déclaration intervient alors que le gouvernement envisage des mesures telles que le gel du point d'indice des fonctionnaires et de certaines retraites pour limiter le déficit public à 5 % d'ici 2027.
Vers un contre-budget sur cinq ans
En réponse à la stratégie gouvernementale, le RN prépare la présentation d'un contre-budget et d'une trajectoire financière quinquennale. Jordan Bardella affirme vouloir s'attaquer aux « grands gaspillages » et au train de vie de l'État. Il identifie la lutte contre la fraude sociale et la révision de la contribution financière de la France à l'Union européenne comme des leviers prioritaires pour assainir les comptes publics, prévenant qu'à défaut d'un changement de cap, l'économie nationale pourrait subir une rupture majeure.
Une lecture politique de la séquence budgétaire
Le président du RN conteste la sincérité de la démarche gouvernementale, portée par Sébastien Lecornu. Il estime que l'objectif principal de l'exécutif serait davantage la survie politique et l'évitement d'une motion de censure à l'approche de l'élection présidentielle que la rationalisation réelle de la dépense publique. Dans ce contexte de tension sociale et de vie chère, Jordan Bardella se positionne comme une alternative politique, affirmant vouloir transformer la colère des citoyens en un débouché électoral plutôt que de s'associer aux mouvements de rue.