L’État a dévoilé un budget prévisionnel de 2451 milliards de francs CFA pour 2027, destiné aux institutions et ministères, hors dépenses de personnel et dette publique. Une enveloppe indicative, soumise à des ajustements, qui s’inscrit dans une logique de rigueur macroéconomique et de priorités nationales.
Un budget indicatif sous haute surveillance
Les enveloppes budgétaires notifiées aux institutions constitutionnelles et ministères pour l’exercice 2027 s’élèvent à 2451 milliards de francs CFA. Cette somme se décompose en 1470,2 milliards pour le fonctionnement et 980,7 milliards pour l’investissement, hors dépenses de personnel, intérêts de la dette publique et ressources extérieures. Le directeur de cabinet du ministre de l’Économie a souligné le caractère indicatif de ces montants, susceptibles d’être révisés à la hausse ou à la baisse selon les arbitrages futurs. Ces orientations s’inscrivent dans une démarche de restauration des équilibres macroéconomiques et budgétaires, avec pour objectifs principaux la soutenabilité des finances publiques et le respect des engagements pris dans le cadre du Pacte de convergence de l’UEMOA.
Priorités et leviers d’action
Les priorités budgétaires pour 2027 reposent sur deux axes majeurs : le renforcement de la mobilisation des ressources internes, via une réadaptation de l’écosystème fiscal et douanier, et la rationalisation des dépenses de fonctionnement. L’amélioration de l’efficacité de l’investissement public est également mise en avant, avec une attention particulière portée à la mise en œuvre des priorités définies par la Stratégie nationale de développement et le Plan de redressement économique et social. Les institutions et ministères sont invités à intégrer les recommandations issues des auditions ministérielles d’avril 2026 et du débat d’orientation budgétaire de juin 2026 dans leurs propositions. Un séminaire technique a été organisé pour clarifier les modalités d’élaboration des budgets, notamment sur les plafonds d’emploi, les plans d’engagement et l’intégration de questions transversales comme le changement climatique, la gestion des risques budgétaires et la budgétisation sensible au genre.