Le budget 2026 du Ghana, présenté lors de la revue mi-annuelle de juillet, fait l’objet de vives critiques de la part de l’opposition. Le membre du Comité des finances du Parlement, Dr Mohammed Amin Adam, a accusé le gouvernement de ne pas avoir apporté de solutions tangibles aux défis économiques du pays malgré ses engagements.
Intervenant auprès de la presse après la présentation du document par le ministre des Finances, Dr Cassiel Ato Forson, le député a estimé que les chiffres avancés dans le budget contredisaient la narrative gouvernementale. Selon lui, les réalités économiques actuelles rendent désormais impossible toute tentative de présenter une situation favorable.
Dr Amin Adam, également député de la circonscription de Karaga, a qualifié le budget de « vide de substance », soulignant l’absence de politiques ou de programmes capables d’améliorer significativement les conditions de vie des Ghanéens. Il a réitéré ses critiques antérieures, dénonçant un document composé de promesses sans mesures concrètes pour les concrétiser.
Le député a également pointé du doigt la stratégie du gouvernement, consistant à attribuer systématiquement les difficultés économiques à l’administration précédente depuis son arrivée au pouvoir en 2025. Malgré dix-huit mois passés à la tête du pays, cette approche de « jeu de blâme » persisterait, selon ses propos.
Il a appelé le gouvernement à privilégier les résultats concrets plutôt que les justifications, rappelant que les citoyens avaient voté pour des actions et non pour des explications. Dr Amin Adam a insisté sur l’attente de résultats tangibles de la part des autorités, conformément aux promesses électorales.
Cette critique s’inscrit dans un contexte économique marqué par des défis persistants, où la gestion des finances publiques et la mise en œuvre des réformes restent des enjeux majeurs pour le pays. Les débats autour du budget 2026 reflètent ainsi les tensions politiques et les attentes de la population en matière de transparence et d’efficacité gouvernementale.